Un soir de fin novembre 2019 à Onans (Doubs), une réunion d’information et de promotion du projet éolien des « deux vallées » s’est tenue à la mairie-école avec plusieurs élus et la cheffe du projet de la société Valeco. Dedans comme dehors, l’opposition au projet s’est manifestée de vive voix, et une fois la réunion terminée, une mauvaise surprise attendait celles et ceux venu.e.s faire de la pédagogie et vanter ce projet dévastateur : deux maires et la cheffe du projet de Valeco ont retrouvé leur voiture vandalisée.
« C’était un soir de la fin novembre à Onans. Il y a réunion d’information à la mairie école du village. La société Valeco vient présenter aux élus d’Onans, Étrappe, Faimbe et Médière les variantes du projet éolien en discussions depuis cinq ans. Initialement de sept éoliennes, les prétentions ont été revues à la baisse avec un parc de quatre éoliennes qui pourrait être implanté dans la forêt communale. Les oiseaux blancs ont fondu en nombre mais pris de la hauteur puisqu’ils pourraient mesurer 240 m. Ce soir-là, les opposants s’invitent à la réunion quelque peu chahutée. Dehors, les banderoles ont été déployées et les slogans anti-éoliens fusent dans la nuit. Dedans, les discussions sont houleuses.
La semaine dernière [entre le 2 et le 8 décembre 2019, NdT], un acte de résistance s’est produit à la prison de Bässlergut. Des prisonniers d’une aile du centre de rétention n’ont plus accepté les harcèlements et les provocations des gardien.ne.s et les ont contraints à quitter le quartier. Ils ont pu garder le poste libre pendant un certain temps jusqu’à ce que la police revienne avec des armes à feu et des chiens de combat. Par la suite, trois détenus ont été enfermés en isolement pour une durée de 10 à 15 jours.
Cinq bus du réseau Mozaik ont été volontairement incendiés vers 3 h 30 ce matin: trois devant l’hydrobase, l’un des terminaux du grand port maritime, et deux autres devant le parking d’un sous-traitant de Mozaik à Dillon. D’autres ont eu leur pare-brise vandalisé.
Le maire d’Arc-et-Senans, Jacques Maurice, a décidé de porter plainte à la gendarmerie après avoir découvert que des décorations de Noël de la commune avaient été vandalisées.
Dans la soirée du lundi 23 décembre 2019 à Grasse, des émeutes ont éclaté dans le quartier des Fleurs de Grasse (anciennement La Blaquière). Après avoir scié des mâts de caméras de surveillance à la disqueuse et brûlé des poubelles, entre 40 et 50 individus cagoulés s’en sont pris aux forces de l’ordre venues défendre leurs outils technologiques de contrôle et de surveillance. Jets de projectiles, de tirs de mortier et de pétard, mobilier urbain incendié : les émeutiers se sont ensuite spécifiquement attaqués à la BAC et les renforts départementaux de la police nationale.
Quelques récits repris de divers médias sur les désordres qui sont survenues contre les bagnes scolaires un peu partout en France et dans ses (« anciennes ») colonies. Nous avons fait le choix de parler des événements où la conflictualité s’est exprimée contre les flics et leurs outils de contrôle et de surveillance, ainsi que contre l’administration des lycées. Cette révolte a d’ailleurs pu s’exprimer avec ou sans blocus.
Pendant près de 12 jours (9-20 décembre), le tribunal de Narbonne a jugé 31 gilets jaunes pour le saccage incendiaire du péage-sud de la ville la nuit du 1er au 2 décembre 2018 commis par une foule de 200 personnes, lors duquel les locaux de la gendarmerie et ceux de la société Vinci avaient été incendiés et pillés (11 millions d’euros de dégâts). Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 7 janvier prochain à 14h.