Nantes : Les désordres se répandent à plusieurs lycées – 8 novembre 2019 [Mise-à-jour, 10.11.2019]

Vendredi 8 novembre à Nantes, des jeunes de plusieurs lycées étaient de nouveau motivé.e.s à rompre avec la routine des cours et le formatage civique et républicain, au lendemain d’une chaude matinée devant le lycée Camus. Et le meilleur moyen a été de foutre le feu à leur lycée et à répandre le bordel aux alentours.


Mise-à-jour dimanche 10 novembre:
Claude d’Harcourt, le préfet de la Loire-Atlantique, a donné consigne à ses flics de « mettre en place dès à présent et sur les prochains jours des dispositifs de surveillance adaptés » autour des lycées.


Selon des élèves, ces actions s’inscrivent dans le cadre des protestations contre la réforme du Bac.

Les premiers désordres ont eu lieu vers 7h30 aux abords du lycée Gaspard Monge, dans le nord de Nantes.
« Selon la police, une quarantaine de personnes s’en sont prises à des poubelles qu’elles ont incendiées. Un véhicule a également été retourné et incendié devant l’entrée. Des vitres de salles ont été brisées ». Toujours selon les flics, un tramway a été la cible de caillassage, ce qui a eu comme effet de bloquer la circulation des transports en commun (notamment sur la ligne 2) jusqu’à 10h30.

Plus à l’ouest, vers 7h45, des poubelles ont été incendiées devant le lycée Carcouët, quartier du Breil. Mais le personnel de l’Education Nationale a pu éteindre ces feux.

Quelques minutes plus tard, le groupe s’est visiblement déplacé vers le sud et c’est devant le lycée Camus qu’on constate des feux de poubelles. L’entrée est dégradée. Le rectorat parle également de jets de cocktails Molotov. Un drapeau français a été arraché de la façade et joyeusement brûlé.

Une vingtaine de personnes s’est ensuite dirigée vers le lycée du Sacré Cœur non loin. Des poubelles y ont été incendiées ainsi que trois véhicules. Venus sécuriser l’intervention des pompiers, les policiers ont été pris pour cible par les émeutiers.

Des poubelles ont également été enflammées près des Bourdonnières.

Au total, 6 personnes ont été arrêtées par les flics. Tous l’ont été aux alentours du lycée Gaspard-Monge. Parmi eux, trois jeunes de 16 ans. « L’un d’entre eux est soupçonné d’avoir dégradé une voiture à l’aide d’un pavé, avec lequel il a brisé une vitre. L’autre, qui est élève au lycée, est suspecté d’avoir mis le feu à l’une des deux voitures incendiées près de l’établissement. Il aurait également jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Un troisième adolescent de 16 ans est soupçonné d’avoir également participé aux jets de projectiles. Un autre mineur, âgé lui de 17 ans, a été interpellé dans la rue du lycée pour « participation à un groupement en vue de la préparation de dégradations ou destructions ». Un autre jeune homme de 17 ans a été interpellé dans une rue à proximité du lycée Monge. Connus des services de polices, il est soupçonné d’avoir dégradé des biens en dissimulant son visage. Enfin, un adolescent a été interpellé avec sur lui un briquet chalumeau. » (France Bleu, 08.11.2019)

La façade du lycée-prison Albert Camus après cette deuxième matinée agitée

Devant le lycée du Sacré-Coeur

[Reformulé de divers articles de presse, 08.11.2019]

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