Ces derniers mois, le coronavirus se propage. En france il a d’abord été vu comme lointain, avec un racisme dégueulasse contre les personnes asiatiques. Mais maintenant il est bien là. Et évidemment l’état se place en position de sauveur, il nous dit qu’il a la solution, qu’il faut lui faire confiance.
Mais comment est-ce qu’on pourrait avoir confiance dans ces états qui prétendent vouloir notre bien ?!
Ces états qui font partie du problème car ils sont là pour protéger l’ordre établi, un ordre au service des riches et des puissants et qui écrase la gueule de tellement de personnes. Ces états qui sont en permanence responsables de milliers de mort-e-s, sur leurs territoires, aux frontières, et partout sur la planète (la france est le 3ème exportateur mondial d’armes). Ces mêmes états qui sont aussi en partie responsables du fait que ce virus existe et se soit propagé de cette manière (parce qu’ils sont acteurs du capitalisme, de la mondialisation et de la fragilisation des systèmes immunitaires de tout le monde, par la pollution, le réchauffement climatique…). Ces états qui font des choix en fonction de leur logique et de leurs intérêts (par exemple fermer tous les bars et magasins mais maintenir les élections municipales en france).
C’est vraiment du foutage de gueule.
« La catastrophe dans laquelle se débattent les japonais n’est pas seulement un aperçu de ce qui nous attend partout ailleurs, c’est aussi le miroir grossissant de notre condition présente, celle de prisonniers 
[…] Si le but est une vie sans domination, alors le chemin s’accompagne d’attaques contre les structures qui maintiennent le pouvoir.

Nous sommes sous couvre-feu. On nous ordonne de “rester à la maison”. Seul ce qui est nécessaire à la survie est autorisé, mais il n’est jamais mentionné de quelle survie ils nous parlent. Nous continuons à être reçus par des colonnes de fourgons anti-émeutes de la police (gyrophares, démonstration de force) nous sommant de rentrer chez nous. Accomplir le minimum d’activités quotidiennes est un danger pour la santé publique. En Italie, ils disent déjà qu’il est surprenant à quel point nous oublions vite : ce qui veut dire parler avec un inconnu, toucher quelqu’un, faire face à un moment inattendu au milieu de la bruine grise de la capitale. Les camps de travail et les temples de la consommation sont ouverts, mais les rayons sont presques vides. Nous avons une responsabilité sociale, disent-ils. Le système de santé ne peut y faire face et c’est nous qui devons le sauver. Est-ce que quelqu’un a parlé du financement ?
Il n’y a pas encore de couvre-feu, mais pendant que les gens prennent les premiers rayons chauds du soleil dans les parcs et sur les places, les rues sont calmes et désertes une fois la nuit tombée. La vie refluée vers la supposée sphère privée, les contacts sociaux largement interrompus, les communications passent au numérique. Désormais, la pensée dictée d’en-haut domine dans l’espace public. Les rassemblements publics, les manifestations – c’est presque chaque échange et résistance qui commencent à devenir invisibles, une dystopie.
L’expansion de la pandémie de Covid-19 dans les prisons a provoqué une situation critique venant s’ajouter à la surpopulation et aux brutales conditions d’enfermement dans les centres d’extermination de l’État Chilien.
Inauguré le 24 février 2020, le pôle éducatif et culturel Jean d’Ormesson a déjà été vandalisé à deux reprises en milieu et fin de semaine dernière, soit entre le 18 et le 22 mars 2020, premiers jours de confinement. Ce nouveau complexe éducatif est censé accueillir les anciens élèves de l’école Albert Camus.