Ces derniers mois, un virus contre lequel n’existe pas de vaccin se propage, atteignant des organismes humains affaiblis notamment par les pollutions industrielles, la misère, les conditions de survie éprouvantes. Il contamine des centaines de milliers de personnes et tue des milliers d’autres. Ce virus et le traitement médiatique qui en est fait viennent activer une terreur ancienne, celle des différentes « pandémies » de peste noire et leurs dizaines de millions de mort-es au fil des siècles, terreur confirmée et amplifiée par les mesures spectaculaires et coercitives se répandant comme traînée de poudre. La mort et la peur qu’elle inspire, tenues à distance la plupart du temps dans « nos » sociétés occidentales (ou « normalisé-e » à renfort de protocoles médicaux), semble prendre sa revanche en envahissant l’espace social et incitant chacun.e à regarder l’autre comme un facteur de risque potentiel.
Celles et ceux qui se présentent comme indispensables se targuent de nous imposer surveillance et autorité « pour notre bien » et font feu de tous bois, de la culpabilisation au discours nationaliste de merde ; de la surveillance technologique aux amendes, du tabassage à la menace de la taule. Les rues quasi-désertes sont quadrillées d’uniformes bleus et kaki, qui se réjouissent d’avoir les mains libres pour tomber sur des personnes isolées, alors que depuis plusieurs mois, dans l’hexagone comme dans différents coins du monde, la rage s’exprime intensément contre l’autorité. La sale rhétorique de la « mobilisation générale » et de « l’état d’urgence » (pour cette fois sanitaire et -comme toujours- amené à durer) est abondamment martelée, justifiant un nouveau niveau d’embrigadement des corps et des esprits, incitant chacun.e à devenir son propre maton (et si possible celui de ses proches ou moins proches, conjoints, ami.es, collègues, voisin.es etc). Les mécanismes de contrôle et de dépossession, l’aliénation et la mise au pas forcée qui sont particulièrement palpables aujourd’hui n’ont malheureusement rien de nouveau.

Les révoltes et résistances des prisonniers se poursuivent un peu partout, contre les nouvelles mesures prises par l’État dans le cadre de la crise du coronavirus (suspension des parloirs, des activités socioculturelles, de sport et d’enseignement, restriction du temps de promenade, impossibilité de cantiner…). Des révoltes ont éclaté dans plusieurs prisons la semaine dernière,
La nuit dernière [du 20 au 21 mars 2020], nous avons incendié une voiture de l’entreprise PKE. Le groupe fabrique des technologies de sécurité pour les prisons.
Des véhicules de deux concessionnaires automobiles sont
La nuit dernière, dans la nuit de jeudi à vendredi [du 19 au 20 mars 2020], une voiture a été incendiée dans le quartier Gostenhof à Nuremberg. La voiture était garée dans le quartier avec des stickers de l’association des réservistes sur le hayon et d’un uniforme de flic dans la coffre.
Parce que vu les temps qui courrent, les petites initatives font plaiz… on relaie cette info:
« Tirer le premier, le plus vite, est une vertu du Far West qui peut être utile à certains moments, mais il faut savoir utiliser sa tête avant, et utiliser sa tête signifie avoir un projet. L’anarchiste ne peut pas se contenter d’être un rebelle, il est un rebelle muni d’un projet. Il Va Donc devoir unir le cœur et le courage à la connaissance et l’ingéniosité de l’action. Ses décisions seront éclairées par le feu de la destruction, et alimentées dans le foyer permanent de l’analyse critique. »