Bagnole de flics en patrouille attaquée – 28 avril 2020
Le 28 avril, nous avons attaqué, par surprise et avec des pierres, une voiture de flics en patrouille.
La répression dans le quartier nord s’est normalisée. La présence quasi-quotidienne des flics, les contrôles, les coups et les expulsions sont quelques exemples de l’état de siège dans les rues autour de la Dorfplatz.
Maintenant que la décision du tribunal au sujet du Liebig34 est reportée au 3 juin, nous avons décidé de riposter face à ceux qui nous oppriment et veulent nous étouffer dans une répression permanente. Même maintenant que les flics patrouillent en permanence dans la zone en mode cowboy, intimident et anéantissent les gens, la rue reste notre terrain.
Ce mardi 29 avril, les émeutes se sont poursuivies pour la deuxième journée consécutive à Tripoli. A l’aube, l’annonce de la mort d’un manifestant, Fawaz Fouad Samman, tué par balles
Certaines voix médiatiques se font entendre depuis quelques jours appelant au déconfinement, notamment par souci de préserver les libertés individuelles. Mais c’est une conception particulière de la liberté, celle où autrui est une limite plutôt qu’une extension de ma propre liberté, et surtout une liberté qui s’incarne dans la valorisation du capital et l’acquisition de marchandises. Une liberté du libéralisme, c’est-à-dire une liberté qui s’appuie sur l’exploitation et s’acoquine avec l’arbitraire.
Au Liban, même si le confinement instauré le 14 mars prenait fin ce lundi, les mesures de « déconfinement » n’en restait pas moins drastiques, avec notamment l’instauration d’un couvre-feu. Cela n’a pourtant pas empêché d’enflammer les rues (et surtout les banques). Dans la soirée de lundi 27 avril à Tripoli, au nord du pays, des milliers de personnes ont bravé le confinement et le couvre-feu en descendant dans les rues pour incendier de nombreuses banques et s’affronter aux milices armées de l’Etat. Au moins un véhicule militaire a été brûlé par un jet de cocktails Molotov. La répression opérée par l’armée est féroce: 40 personnes ont dû être hospitalisées, et un jeune homme de 26 ans est décédé après avoir été blessé par balle lors d’affrontements avec les militaires.
Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 avril à Créteil, un véhicule de l’administration pénitentiaire a été incendié devant la concession Renault Trucks. Les flammes se sont ensuite propagées au garage. Selon les enquêteurs, l’incendie est volontaire.
Le deuxième numéro de la publication anarchiste Rumoer est sortie ! Une publication qui, espérons-le, amènera discussion, irritation, inspiration, agitation et attaque. Parce que nous ne voulons pas une augmentation de salaires, mais la destruction du travail. Parce que nous ne voulons pas crier « Boo! » mais nous voulons entendre « Boum! »! Nous voulons une confrontation sans compromis avec le système qui détruit nos vies et la planète.
Hier soir (13.04.2020), nous avons accroché une banderole à La Haye avec le texte : Solidarité avec la révolte à la prison de Lelystad.