[Le 1er mai sous l’ère Trump a été agité dans plusieurs villes des Etats-Unis, principalement dans les métropoles où les anarchistes sont réputés actifs. Hormis Portland et Olympia, sur la côte nord-ouest du Pacifique (cf quelques récits ci-dessous), il y a eu aussi un cortège bien offensif à Philadelphie (Pennsylvanie), lors duquel des anarchistes ont attaqué plusieurs chantiers de nouveaux logements, des condos (immeubles de copropriétés de luxe) et voitures de luxe dans la zone de Northern Liberties/Kensington, en proie à l’embourgeoisement depuis plusieurs années. Ces attaques ont paraît-il fait jaser au sein du milieu libertaire, notamment parmi les sociaux, ceux qui cultivent l’alternative plutôt que de s’attaquer aux responsables de la misère et de l’exploitation,ceux qui ont bien davantage de points communs avec les organisations gauchistes de tous bords plutôt qu’avec les fondements mêmes du mouvement anarchiste]
Portland (Oregon), USA : récit de la manif du 1er mai et réponse à la gauche socialiste de « l’International Socialist Organisation »:
Le 1er mai de cette année 2017, les anarchistes de Portland ont démontré les fondements mêmes de la raison pour laquelle le 1er mai est considéré comme un jour férié par la gauche radicale. Une pure fête de ceux qui sont non seulement morts au « Haymarket Square » mais aussi sur la potence. Dans l’esprit des martyrs anarchistes (sic), les anarchistes de Portland n’ont pas cédé devant les agressions policières mais se sont défendus eux-mêmes. Ceci contraste avec d’autres déclarations faites par Wael Elasady dans le « Socialist Worker », qui a décrit la police comme les principaux agresseurs et responsables de l’escalade de la tension, tout en considérant les anarchistes comme irresponsables uniquement parce qu’ils se sont battus.
Le 9 mai, aux premières heures de la nuit, des anarchistes ont détruit quelques-uns de ces foutus emplacements de Starfucks. En solidarité avec tous les jeunes enfermés ici sur Duwamish land et avec nos compagnons dans la prison de Green Hill. Cet acte de retouche de la propriété a été fait en mémoire aux êtres qui nous sont chers et qui sont tombés derrière les lignes de l’ennemi. Détruisez la banque de votre quartier, starfucks, véhicule de police, ou tout autre établissement ou bien oppressif.
Dans la nuit de vendredi dernier (5 mai 2017) dans la Güterstrasse à Bâle :
Lettre de Kara W. incarcérée à Fleury mérogis depuis mai 2016, accusée d’avoir jeté un plot sur la
Ce mardi matin, 9 mai 2017, après un week-end de trois jour, les lycéen-ne-s de Pasteur ont bloqué leur bahut en réponse à la mascarade électorale du pouvoir. Bien que celle des présidentielles soit terminée, les bouffons en marche, de droite comme de gauche, n’ont pas arrêté leur cirque pour autant. Il ne connaît pas de trêve, puisque les élections législatives arrivent à grands pas. Cette journée n’était pas marquée par une indignation antifasciste à la sauce républicaine, ni par un appel à rejoindre un quelconque parti ou mouvement politique qui pourrait se retrouver derrière le slogan populaire du moment « Ni Le Pen ni Macron ». Au cœur de cette journée se trouvait l’autonomie des luttes lycéennes, et ça fait plaisir à voir.