Etats-Unis : Récits sur les émeutes du 1er mai anarchiste à Portland (Oregon) et à Olympia (Washington)

[Le 1er mai sous l’ère Trump a été agité dans plusieurs villes des Etats-Unis, principalement dans les métropoles où les anarchistes sont réputés actifs. Hormis Portland et Olympia, sur la côte nord-ouest du Pacifique (cf quelques récits ci-dessous), il y a eu aussi un cortège bien offensif à Philadelphie (Pennsylvanie), lors duquel des anarchistes ont attaqué plusieurs chantiers de nouveaux logements, des condos (immeubles de copropriétés de luxe) et voitures de luxe dans la zone de Northern Liberties/Kensington, en proie à l’embourgeoisement depuis plusieurs années. Ces attaques ont paraît-il fait jaser au sein du milieu libertaire, notamment parmi les sociaux, ceux qui cultivent l’alternative plutôt que de s’attaquer aux responsables de la misère et de l’exploitation,ceux qui ont bien davantage de points communs avec les organisations gauchistes de tous bords plutôt qu’avec les fondements mêmes du mouvement anarchiste]


Portland (Oregon), USA : récit de la manif du 1er mai et réponse à la gauche socialiste de « l’International Socialist Organisation »:

Le 1er mai de cette année 2017, les anarchistes de Portland ont démontré les fondements mêmes de la raison pour laquelle le 1er mai est considéré comme un jour férié par la gauche radicale. Une pure fête de ceux qui sont non seulement morts au « Haymarket Square » mais aussi sur la potence. Dans l’esprit des martyrs anarchistes (sic), les anarchistes de Portland n’ont pas cédé devant les agressions policières mais se sont défendus eux-mêmes. Ceci contraste avec d’autres déclarations faites par Wael Elasady dans le « Socialist Worker », qui a décrit la police comme les principaux agresseurs et responsables de l’escalade de la tension, tout en considérant les anarchistes comme irresponsables uniquement parce qu’ils se sont battus.

 Ces récits ne mentionnent pas la raison pour laquelle la tension dans le black bloc s’est accrue (nous pensons que la tension avec les flics et le rejet en actes du capital n’a besoin d’aucun élément déclencheur. Les raisons d’affronter ce monde d’oppressions sont si nombreuses que le fait d’en donner une dans un contexte de manif revient à tenter de se justifier auprès d’une pseudo-opinion publique dont on se contrefout, NdSAD) :

Au début de la marche, la police à vélo roulait sur le trottoir des deux côtés du black bloc, afin d’assurer une présence et de dissuader toute sorte de rébellion. Des individus l’ont remarqué et sont alors monté sur le trottoir afin de ne pas permettre aux flics d’intimider le cortège. Au cours de ces petites bousculades, des échauffourées se sont produites. Elles se sont finalement intensifiées en arrivant devant le Pôle Judiciaire. La police a tenté de choper par la force un membre du black bloc et le mettre en GAV pour le simple motif qu’il marchait sur le trottoir. Le black bloc a chargé et arraché la personne des mains des flics, ce qui a provoqué des échauffourées plus intenses par des échanges de coups de poings et de drapeaux des deux côtés.

Ces frictions ont légèrement perturbé les flics et sont restés en queue de cortège. Lorsque nous nous sommes approchés du bâtiment fédéral (qui est le siège du gouvernement fédéral), quelques fenêtres ont été brisées par des projectiles. Les flics ont tenté de charger mais a échoué en raison des pluies de canettes, de pavés et de feux d’artifice qui ont volé dans leur direction. Ils ont été chassés de la manif et contraints de se retirer. Il s’agit d’un moment qui ne s’est jamais produit à Portland jusqu’à présent. Les flics se sont retirés selon nos volontés, à cause de nous.      

Au fur et à mesure que la manif avançait, les flics anti-émeute du « Morrisson Bridge » se sont mis à railler les anarchistes, alors qu’est-ce qu’il s’est passé en réponse ? Plus de projectiles !

Après cela, le permis de manifester a été révoqué. Immédiatement, des gaz lacrymogènes et des tirs de flashball ont commencé à atteindre l’arrière du cortège. Ce fut le moment où les gens ont su qu’une inattention allait se produire, alors le cortège a continué à bouger et à n’avoir aucune pitié. Au moment où nous avons senti la pression de la ligne des flics à l’arrière de la manif, le cortège a lancé projectile sur projectile, construit barricade sur barricade. La raison tactique d’ériger des barricades peut être résumée par l’intervention d’une personne qui a dit : « Nous devons distraire les porcs afin que les familles puissent se barrer ». Et c’est ce que le cortège a fait.

Lorsque nous nous sommes déplacés vers la « Pioneer Place », certaines personnes du cortège ont fait un tas de bois auquel ils ont mis le feu. Cette tactique a parfaitement marché selon l’objectif voulu : la police a dû organiser, sur le plan logistique, une réponse à l’incendie, en attendant que la procédure appropriée soit approuvée par la hiérarchie, autant que le nombre nécessaire de pompiers. Cette diversion a marché pendant 15 minutes, ce qui a laissé largement assez de temps aux personnes qui le voulaient (ou le devaient) de partir.

Le cortège a continué de monter la rue en érigeant des barricades, en fracassant des vitres et finalement en détruisant une bagnole de flics. Après la barricade en feu, ça a été une émeute, une magnifique émeute. Libérés des contraintes d’une gauche sans dents, qui est complètement focalisée sur une masse primordiale qui n’apparaîtra pas sans les conditions sociales propices qui ne sont définitivement pas réunies aux Etats-Unis.

Le cortège a continué vers l’hôtel de ville. C’est à ce moment-là que la police, à bout de nerf, a chargé le bloc de tous les côtés et a arrêté 25 personnes parmi les 150 présentes.

Wael voit le déroulement de la manif comme un recul pour « notre bord ». Je remets en question  la légitimité de revendiquer « pour notre bord » comme étant affaibli, puisque les anarchistes étaient tout sauf affaiblis. Les anarchistes n’ont pas seulement riposté mais aussi combattu avec une telle intensité que nous avons gagné, que tous nos objectifs ont été réalisés. La police a eu peur, les personnes qui étaient obligées sortir du cortège sans risque ont pu le faire de la meilleure des façons et nous avons continué d’attaquer. Cela a été une impulsion offensive qui a réussi. […]

Le problème de Wael et des autres socialistes (je les considère comme socialistes et non marxistes pour une raison) est qu’ils ont perdu le contrôle et n’ont pas pu obtenir le pouvoir. Wael est membre de « l’International Socialist Organisation », une organisation connue parmi les vendeurs de journaux les moins lus. Une organisation qui considère les grands campus comme leur principal territoire d’organisation.

Wael termine son récit en affirmant que les gens ne sont pas assez courageux pour critiquer le black bloc, comme s’il était en quelque sorte au-dessus des pressions sociales de la gauche.

Wael conclut que nous devons critiquer ouvertement les «militants» qui opèrent de manière non démocratique et sans obligation de rendre des comptes au large front de la gauche. C’est risible de la part d’un membre de l’ISO, car l’ISO est célèbre pour ses prises de pouvoir opportunistes et pour utiliser des événements afin de se positionner en tant que leadership. Aussi, antidémocratique pour qui? Personnellement, je n’ai jamais dit que je ne pouvais pas me battre. Nous sommes restés pendant trois heures, pendant et en attendant la manif. Pas un seul organisateur de l’évènement n’a laissé clair à quiconque les attentes, et même si, pourquoi un petit groupe de 20 personnes peut-il dicter le comportement de plus d’un millier de personnes? Pourquoi êtes-vous responsable de cette prétendue démocratie alors que les anarchistes doivent rester au bas du totem? Pas un seul organisateur de la manif n’a précisé les attentes à quiconque, et même si cela avait été le cas, pourquoi un petit groupe de 20 personnes serait-il en mesure de dicter le comportement à suivre à plus d’un millier de personnes ? Pourquoi seriez-vous responsable de cette prétendue démocratie alors que les anarchistes devraient rester au bas de l’échelle ?

Et finalement, les anarchistes étaient les plus courageux de la journée, en se concentrant sur la protection de ceux qui en avaient besoin et en attaquant ceux qui le méritaient. Pour décrire ce qu’il s’est passé comme les actions insoumises qui n’ont pas été prises en compte, c’est un pur positionnement idéologique et pas vraiment une critique. Si Wael veut effectivement s’engager dans un examen critique, je pose cette question, qu’est-ce qu’il aurait fait si la même chose s’était passée, mais qu’il n’y avait pas eu de black bloc? Qu’aurait-il fait si vous n’aviez pas une aile militante au sein de la manif prête et préparée pour l’affrontement?

Pour conclure, je souhaite terminer le texte par une citation de Louis Lingg, un des martyrs (sic) anarchistes qui explique qu’il n’a pas pu lancer de bombe sur la « Haymarket Square » parce qu’il était occupé à en fabriquer d’autres.

« Je meurs heureux sur l’échaffaud, étant si confiant de savoir que des centaines et des milliers de personnes à qui j’ai parlé se souviendront de mes paroles. Lorsque vous nous aurez pendus, ils vous jetteront des bombes ! Par cet espoir, je vous le dis avec insistance, je vous méprise, je méprise votre ordre, vos lois, votre autorité reposant sur la violence. Pendez-moi pour cela ! »

[Traduit de l’anglais de It’s going down, May 5, 2017]


Olympia (Washington), USA : Récit de la soirée du 1er mai

Un groupe d’environ 100 personnes, la plupart en black bloc, s’est rassemblée sur la 4th et au Capitol dans le centre d’Olympia à 18h en réponse à un appel pour marcher « contre le port et son monde » en guise de célébration du 1er mai. Il y avait du matos en abondance incroyable – des boucliers, des banderoles renforcées, des drapeaux de différentes tailles et des banderoles classiques. Les slogans comprenaient « Supprimons le port, supprimons l’Etat », « Contre le port et son monde », « Soyons ingouvernables » et « Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce ». Quelques personnes sont venues en portant une banderole disant « SN(A)CKS » et distribuaient des hot-dogs parmi la foule. Un sound-system est arrivé, mettant une ambiance festive.

Après avoir traîné pendant 45 minutes avec une poignée de flics à vélo regardant depuis l’autre côté du carrefour, le groupe a pris la rue et monté vers la 4th en scandant des slogans anti-prison, anti-raciste et anti-nationaliste. La marche a fait une halte au niveau de la 4th et Jefferson et les gens ont commencé à monter des barricades sur les voies ferrées et à tirer des feux d’artifice. L’héritage du blocage de train de novembre dernier pendant une longue semaine a encouragé de nombreuses personnes pour essayer de rétablir une zone autonome. Diverses palettes ont été sorties des allées environnantes et déposées sur les voies mais la forte présence policière a rendu difficile le fait d’ériger une barricade robuste. Lorsque nous avons essayé d’acquérir plus de matériel, un groupe d’une cinquantaine de policiers en tenue anti-émeute s’est mis à marcher en ordre d’abord à l’ouest sur la 5th puis à l’est sur la 4th en notre direction. Derrière la ligne de boucliers et de banderoles renforcées, les personnes du bloc ont lancé des pavés sur la police. Les médias du pouvoir ont rapporté que neuf flics ont été blessés.

Plusieurs réactionnaires et fascistes qui ne se cachaient ont suivi la marche depuis le début, un d’entre eux disant qu’il était présent pour « s’opposer au communisme ». Il y avait aussi une bande qui semblait être des patriotes suprématistes blancs d’un groupe d’autodéfense et certains d’entre eux portaient des masques (incluant un masque du drapeau américain), s’est mis à suivre la marche près de « the Artesian Well ». Certaines personnes ont spéculé que ce groupe était affilié à la communauté des sans-abris du centre-ville, tandis que d’autres ont spéculé qu’ils sont affiliés aux fascistes présents. Les auteurs de ce compte-rendu ne peuvent pas l’affirmer de manière sûre mais il y a des chances que les deux options puissent être vraies. La bande de patriotes s’est tout de suite mise à contrarier la marche en montrant leur désaccord avec les slogans sur les banderoles et les chants scandés. Après que les patriotes se sont mis à scander des trucs racistes, quelqu’un est sorti du bloc et brandi une grosse masse dans leur direction. La masse frappe malheureusement de simples badauds, y compris un chien. Les médias ont tenté de dépeindre ce fait comme une attaque intentionnelle de la marche sur des badauds, mais ça devrait être clair que ce sont des absurdités complètement fausses propagées par les médias capitalistes. Ceci étant, les auteurs de ce communiqué aimeraient encourager les gens à être prudents à l’avenir lorsqu’ils utilisent du gaz lacrymo ou des masses […]

Après cette altercation, la police a commencé à envoyer des bombes lacrymogènes et la manif a monté « Jefferson » vers « State ». Les banderoles renforcées et les boucliers ont été utilisés pour défendre la manif et ont permis aux gens de se regrouper à de multiples reprises. La police s’est approchée en tirant des rafales de grenades lacrymogènes et de désencerclement, ce qui a poussé la marche vers le nord dans un terrain en graviers où il y avait un dépôt de bouteilles de gaz propane. Dans cet ensemble, la bande de patriotes d’autodéfense aperçue plus tôt est réapparue avec des pierres dans les mains et s’est mise à les jeter sur les manifestants et à chercher la bagarre de manière générale. Avec la police anti-émeute derrière eux et en soutien, les fascistes et la manif ont échangé des volées de pierres. La marche est finalement allée vers l’est sur « l’Olympia Avenue », en mettant une barrière en travers de la rue pour ralentir l’avancée des flics et de la milice de patriotes. La manif a alors coupé à travers le centre de transit et s’est frayée son chemin sur la 4th et le Capitol où tout a commencé. A la 4th et au Capitol, une agence de l’US Bank a eu ses vitres défoncées. La marche a ensuite continué à monter vers le Capitol avec des banderoles renforcées et des boucliers, chassant les cartouches moins mortelles de derrière. « The Olympia Federal Savings Bank », une banque connue localement pour expulser des sans-abris de leurs allées, a alors eu plusieurs de ses fenêtres détruites. Un peu plus loin en  haut du Capitol, plusieurs fenêtres du Starbucks sur « Legion » ont été brisées.

A cet endroit, la marche a commencé à se disperser, avec plusieurs personnes courant à travers le « Sylvester Park » et en direction du sud dans le quartier environnant. Une vitre de la Key Bank a été brisée. La marche s’est divisée lorsque les gens ont tenté de se disperser. A ce stade, les récits individuels divergent considérablement puisque les gens ont fait leurs chemins séparés. Certains ont été harcelés par les patriotes et neuf compagnons ont été arrêtés, et plusieurs d’entre eux sont des personnes trans et de couleur. Certains ont été arrêtés devant la bibliothèque. […]

Manif bruyante

Après avoir entendu que des compagnons ont été brutalement attaqués, avec 9 personnes kidnappées par les porcs racistes et transphobes, un groupe d’environ 40 personnes  s’est rassemblé devant ce qu’on appelle bizarrement le « Thurston County Accountability » et le « Restitution Center »  (geôles des flics où ont été enfermés les 9 compagnons arrêtés un peu plus tôt, NdSAD) vers 23h ce 1er mai. De nombreuses personnes présentes n’ont pas participé à la manif, mais ont néanmoins montré leur soutien. Nous avions plusieurs tambours, un mégaphone, un saxophone et toute une flopée de pots et de casseroles. Les gens ont pu faire énormément de boxon pour faire sentir à nos compagnons qu’ils ne sont pas seuls. Nous avons fait un tour autour du bâtiment et avons ensuite tourné devant sa façade en y suspendant une banderole avec les visages des martyrs (sic) du 1er mai 1886. A ce moment-là, un nombre absurde de véhicules de police est arrivé, environ une quinzaine et principalement des sheriffs. Ils se sont mis en tenue anti-émeute et le rassemblement s’est dispersé.

Les manifs bruyantes correspondent à une tradition anarchiste, une manière d’exprimer notre solidarité avec les prisonniers. Bien que ça puisse être risqué dans le fait que ces manifs donnent la possibilité aux flics d’identifier de potentiels participants, il est important que nous soyons présents pour les compagnons arrêtés, et nous encourageons d’autres personnes à faire de même. L’action ne se termine pas lorsque nous rentrons à la maison après la manif. Après la fête, il y a l’after : le soutien au tribunal et à la prison, les soins et le soutien psychologique, des espaces de décompression, des collectes de fonds, la rédaction de compte-rendu et d’analyse, la continuation à propager l’esprit de révolte qui nous a poussé à prendre ensemble la rue.

Analyse

Bien que ce soit typique des perturbateurs de solliciter le 1er mai et d’autres manifs de rue anarchistes, cette année a montré une escalade claire dans l’antagonisme des forces réactionnaires et fascistes. Dans la rue hier, ça ressemblait à la guerre civile. Il était très difficile de se battre contre deux adversaires différents (la police et des groupes fascistes). La désescalade pouvait-elle être utilisée pour tenir ces types patriotes à distance tandis que nous étions en train de nous défendre face à la police ? Comment différencions-nous les militants réactionnaires/fascistes des pauvres types agressifs incohérents ? Comment faire pour s’assurer davantage que nous ne blessons pas des badauds ou nous ne les mettons pas en colère ?

La marche a peut-être commencé trop tôt dans la journée. Cela aurait été préférable que ce soit deux heures plus tard, à 20h. L’obscurité aurait été une meilleure couverture et aurait rendu la dispersion plus facile pour les personnes du cortège.

Les banderoles renforcées et les boucliers ont été précieux, mais lorsqu’ils ont été accompagnés par un grand nombre de policiers, nous étions très désavantagés. À l’avenir, les gens devraient continuer d’être intentionnels dans leur préparation: la prochaine fois, nous aurons encore plus de boucliers, d’armures légères et de casques. Cela ne peut pas être surestimé. Nous avons maintenu la distance de notre mieux, mais nous n’avons finalement pas réussi à construire une barricade sur les voies ferrées.

Les boucliers offrent couverture et protection, des poteaux et projectiles peuvent être utilisés autant de manière offensive, et des slogans tagués laissent des messages sur notre passage. Avec quel type d’outils sentez-vous plus à l’aise ? Comment les groupes d’affinité peuvent-ils organiser des rôles d’action pour maximiser la sécurité et l’efficacité? Quelles formations fonctionnent le mieux dans une situation donnée? Avez-vous étudié le terrain – connaissez-vous les allées, des planques, des voies pour s’échapper ? Prenons la stratégie et la tactique plus sérieusement en compte et tenons des conversations continues sur la façon dont nous pouvons maximiser nos forces (anonymat, fluidité, solidarité) et minimiser nos faiblesses (vulnérabilité, désorganisation, petits nombres).

En l’espace d’une heure, nous avons ressenti une joie intense, de la peur désespérée et une profonde tristesse. Nous devrions être fiers de nous-mêmes pour le courage que nous avons montré en face de probabilités impossibles. Nous nous sommes nous-mêmes défendus contre les flics et un groupe fasciste, ainsi que des gaz lacrymogènes et des tirs de flash-ball. Nous avons envoyé des signaux de désordre et montré que les façades du capital – du monde du port – ne sont pas invulnérables à notre rage. Nous avons honoré la mémoire des martyrs d’Haymarket et l’esprit rebelle du 1er mai. Que ce soit une leçon de force de solidarité et de passion. En plus grand nombre et une meilleure organisation, tout est possible.

[Traduit de Pugetsoundanarchists, May 3, 2017]

Il existe une caisse de soutien pour les personnes inculpées dont l’adresse est sur cette page

Voir le PDF en ligne

Sur les actions contre le port d’Olympia de la fin d’année 2016, on peut aller consulter cet article

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