Affiches collées dans les rues de Saint-Malo, Rennes, Paris, Clermont-Ferrand, Dijon et Besançon, en solidarité avec les compagnon.e.s Kara et Krème, toujours incarcéré.e.s à Fleury-Mérogis pour l’affaire de la voiture de flics cramée sur le quai de Valmy le 18 mai 2016 à Paris.
BEAU COMME UNE VOITURE DE FLICS QUI BRÛLE
Printemps 2016 : la rage dans les rues ébranle ce pays résigné, comme cela n’est plus arrivé depuis une dizaine d’années. L’énième loi qui raccourcit un peu plus l’une de nos nombreuses chaînes – l’esclavage salarial – est la goutte d’eau qui fait déborder un vase plein d’exploitation, d’état d’urgence, de toute puissance policière, de paranoïa, de vie virtuelle et de futurs promis qui ressemblent trop à ce morne présent. Les villes de France sont sillonnées par des manifestations ravageuses, des petits moments de vie se construisent sur la destruction de ce qui nous opprime tous les jours.
Le 18 mai à Paris, une manif sauvage répond comme il se doit à un rassemblement de keufs se plaignant que tout le monde déteste la police. Une voiture sérigraphiée des flics est attaquée, ses vitres brisées, l’un des deux flics mange quelques coups, puis la bagnole crame. Immédiatement après, et durant l’année qui s’en suit, neuf personnes sont inculpées pour ce feu de joie. Certaines d’entre elles ont passé de longues périodes en prison, tandis qu’une autre demeure introuvable pour la Justice. Toutes passeront en procès à Paris du 19 au 22 septembre.