Mercredi 30 janvier à Tel-Aviv, plusieurs centaines de personnes ont exprimé leur rage contre la police et ses exactions racistes, après qu’un jeune israëlien d’origine éthiopienne a été abattu par les flics deux semaines auparavant. La manif a bloqué d’importants axes routiers. Mais certains groupes n’ont pas voulu en rester à une marche pacifique et, à la nuit tombée, se sont mis à saccager ce qui les opprime et les détruit, sous le brouhaha des slogans anti-police qui fusaient.
C’est en arrivant sur le boulevard Ibn Gabirol que des groupes ont dévié du trajet prévu, se sont mis en action et ont saccagé ce qu’ils pouvaient. Au moins une terrasse de café a été dévastée, des voitures et des vitrines de commerces ont été vandalisées et un journaflic s’est mangé des coups.
Au total, six flics ont été blessés après avoir reçu divers projectiles (pierres, bouteilles…) et onze émeutiers présumés ont été arrêtés.
Mardi 29 janvier, peu après midi, un de nos compagnon-ne-s a été arrêté dans son appartement. La porte a été ouverte de force par une unité d’investigation.
Le 31 Décembre 2016, un engin explosif placé devant la librairie (proche de CasaPound) “Il Bargello” explose dans les mains d’un artificier particulièrement stupide qui tente maladroitement de déminer l’engin sur place, il perdra un œil et une main. La librairie “Il Bargello” et CasaPound Italia se sont portés parties civiles en plus de l’artificier-flic. Trois personnes accusées de « tentative de meurtre », « d’association de malfaiteur » pour deux d’entre elles, ainsi que de « transport, et fabrication d’engin explosif » se retrouvent incarcérées. Une quatrième personne se retrouve également soumise au contrôle judiciaire (pointage régulier au comico, mais la mesure a cessé depuis peu) avec les mêmes chefs d’inculpation. Paska, Ghespe, et Giova sont depuis, toujours incarcérés dans les geôles italiennes.
Ce douzième samedi a encore fait des dégâts dans les centres marchands de plusieurs villes. Si à Toulouse, ville en tête du désordre depuis le début du mouvement, on compte moins de vitrines par terre et de commerces saccagés que les samedis précédents, pas mal de tags et quelques dégradations ont été recensés d’après les journaux. A Bordeaux, Rennes et Rouen, il y a eu une nouvelle fois bon nombre de dégâts.
Nero
Les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester à l’encontre d’individus représentant « une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », sous peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende.
Après les incendies des locaux de France Bleu et celui d’un local technique de l’émetteur TDF à Grenoble les 28 et 29 janvier
Cet après-midi 30 janvier, au lendemain de la sortie de ce communiqué, le procureur de Grenoble qui supervise les investigations a tenu à faire savoir lors d’une conférence de presse que pour lui « il ne s’agit pas d’une revendication ». Ben voyons ! C’est d’ailleurs le même qui avait déjà lancé cette ritournelle en passe de devenir un véritable mantra, « revendication opportuniste », à propos de la destruction enflammée de l’église Saint-Jacques dans cette même ville il y a deux semaines,
Après l’incendie des bureaux des journaflics de