Dans la nuit du 15 au 16 février 2019, nous avons bombardé de pierres et de peinture l’Institut Fraunhofer [1] pour les télécommunications (connu sous le nom « d’Institut Heinrich-Hertz »). Avec cette attaque, nous envoyons nos salutations aux personnes inculpées et incarcérées dans l’affaire de la Elbchaussee et à l’anarchiste en détention provisoire à Zurich, accusé d’avoir saboté des infrastructures des flics et de l’armée. Nous adressons un « Fuck you » au congrès de la police européenne, qui se tiendra à partir de ce mardi [19 février 2019] sur l’Alexanderplatz au Centre du Congrès de Berlin.
Attaquons la domination technologique
… Nos besoins sont juste des probabilités dans les équations d’algorithmes, les médias sociaux font croire aux gens qu’ils créent des relations entre eux et chaque interaction est traquée et analysée par les multinationales et les autorités, les villes connectées (« smart cities ») évaluent nos modes de déplacement et des assistants de langues nous guident tout au long de la journée, l’Internet des Objets nous poursuit jusque dans les logements connectés (« smart homes »), permet d’épier la chambre des gosses et éteint la lumière des pièces à notre place, notre attitude et nos expressions faciales sont captées par les caméras, les crimes prédits sur la base de comparaisons statistiques et les personnes fichées « Sûreté de l’Etat » répertorié.e.s, pour y faire face on a recours à des systèmes d’armement autonomes à divers endroits… Cela signifie envoyer, recevoir, analyser et évaluer des informations et données à l’infini, le BigData étant à la base de cette société de contrôle totale.
En janvier 2018, le groupe KEAS a remporté un contrat estimé à plus de 87 millions d’euros (de 20 millions d’euros pour 2019 et jusqu’à 35,5 millions pour 2022), en partenariat avec la société Sagi/Telio, dans le cadre d’un appel d’offre gagné auprès de la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) du Ministère de la Justice. Ce contrat, d’une durée de 10 ans, porte sur la fourniture, l’installation, la mise en service et la maintenance de systèmes de brouilleurs de télécommunications mobiles. Cela concerne l’ensemble des centres de détention en France (environ 250).
Dans la nuit de jeudi 14 février
A Rennes (Ille-et-Vilaine), c’était manif régionale pour ce quinzième acte. Plus de 2000 personnes ont pris les rues du centre-ville. « une petite heure de manifestation, trois longues heures d’affrontements », a titré 
A l’aube du 1er février 2019, un groupe d’action a réussi à saboter deux boitiers électriques de RWE Power AG aux abords de la mine de lignite à ciel ouvert. A l’aide de deux engins incendiaires préparés à l’avance, le système électrique des deux boitiers ont sans doute été endommagés de manière irréversible et les câbles enflammés.
Comme bien souvent, les médias nous informent de certains actes d’hostilité contre ce monde d’autorité uniquement lorsque la maison poulaga obtient des résultats. C’est ce qui s’est passé il y a quelques jours à Sète, dans l’Hérault.
Dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 février à Dijon, les locaux de la permanence Les Républicains situés Boulevard de la Marne ont été attaqués: des tags ont été inscrits et des vitres brisées.
Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, entre 40 et 50 personnes furieuses sont allées jusqu’à la prison HMP Bronzefield pour y faire une déambulation bruyante. En solidarité avec les plus de 500 jeunes et femmes enfermé.e.s là et toutes les personnes qui sont incarcérées dans une société oppressive et discriminatoire.
Cette nuit [du 20 au 21.02]