Ce jeudi 21 novembre, un homme de 27 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour l’attaque incendiaire du centre des impôts à la fin de la manif des « gilets jaunes » du 12 janvier 2019. Après une longue audience au tribunal, il a finalement été relaxé au bénéfice du doute.
Il était suspecté de « dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes », et « dissimulation volontaire de visage, sans motif légitime afin de ne pas être identifié lors d’une manifestation sur la voie publique faisant craindre des atteintes à l’ordre public ».
« En soirée, près de 3 000 manifestants se rendent en cortège devant le centre des impôts. Lancé par un individu, un engin incendiaire va occasionner près de 57 000 euros de dégâts dans l’édifice public. »
« Un jeune homme va devenir le suspect numéro 1, celui qui est aperçu le plus près du futur sinistre, quelques secondes avant que l’incendie ne se déclare. « Cet homme pris en photo, ce n’est pas moi« , répète depuis son interpellation quelques semaines après les événements le prévenu. À la barre d’audience du tribunal correctionnel il n’en démord pas et les magistrats sont également dubitatifs lorsqu’ils scrutent les photos présentées par les services d’enquête.
Le Consulat général de Russie situé à Oeder Weg a été pris pour cible durant la nuit du 20 au 21 novembre: des bouteilles remplies de peinture ont été jetées sur la façade et un tag “La guerre commence ici” [en anglais] a été posé sur le trottoir devant le bâtiment.
Dans la nuit de dimanche à lundi nous avons gratuitement saboté des horodateurs en mettant de la mousse expansive dans leurs lecteurs de cartes bancaires.
Dimanche 17 novembre 2019, c’était l’anniversaire du mouvement des « gilets jaunes » partout en France. A Calais, une centaine de personnes, avec et sans gilet, s’est rassemblée au pied de l’échangeur 43 de l’A16, au niveau du rond-point, dès le début de matinée. La tension est montée crescendo au fil de la journée. Peu avant 15 heures, un homme de 19 ans a été interpellé et placé en garde à vue après avoir jeté des pierres sur les flics. A la nuit tombée, vers 17h, une trentaine de personnes a déambulé sauvagement en direction du centre-ville: des poubelles sont renversées et brûlées dans les rues Edgard-Quinet et du Vauxhall, des sucettes publicitaires brisées; dans le quartier du Fort-Nieulay, une benne à verre est placée en plein milieu de l’avenue Salengro avant d’être incendiée.
La permanence départementale du Rassemblement national à Marennes (Charente-Maritime) a été dégradée deux fois en quinze jours, depuis son inauguration. Début novembre, la vitrine a été brisée. Et dans la nuit de samedi 16 à dimanche 17 novembre, le local a cette fois été tagué.
Après les chaleureuses journées du 12 et du 13 novembre dans la rue
Dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 novembre à Lyon, les vitres du service d’accueil des boursiers du Crous ont été fracassées et taguées. Plusieurs slogans tels que « Le Crous assassine », « le Crous tue » ont été tracés à la peinture noire sur les vitres et la façade du bâtiment situé rue Camille-Roy, dans le 7e arrondissement. Le service administratif est fermé pour la journée.
L’explosion sociale qui a éclaté le 18 octobre et la répression déchaînée par l’État ont démontré l’échec du modèle politique chilien, ainsi que de son modèle économique.
Une nouvelle parution des éditions Tumult