Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°24 (décembre 2019) vient de sortir.
« Le plus insupportable dans tout cela est peut-être en fin de compte l’hyperbole du nous qui infeste les discours radicaux. « Nous les salariés », « nos colères », « c’est dans toutes les têtes ». Mais quel est ce « nous » dont ils parlent ? De la condition d’exploité que l’on partage (de force, pas de gré) ? De l’opposition « commune » qu’on aurait contre « la réforme », bien qu’en étant aussi large elle rassemble forcément une foule et des intérêts des plus hétérogènes ?
C’est le refrain de toujours, de la convergence comme de la composition ou des alliances objectives, celui qui a toujours mené vers les mêmes impasses : la fameuse condition qui créerait la conscience. Pourtant, il semble plutôt que la conscience, c’est le rejet de la condition… et de son monde.
L’exploité qui ne veut plus être exploité ne revendique pas une retraite, il revendique la fin du salariat. L’opprimé qui ne veut plus être commandé ne suit pas les mots d’ordres venus d’en haut, il chante sa propre chanson. Le sujet qui ne veut plus être gouverné, ne revendique pas davantage d’État, mais le repousse toujours au loin en l’acculant et le désorganisant pour finalement l’anéantir. Il n’y a aucune dialectique de funambule qui peut casser un raisonnement aussi limpide que celui-ci : tout ce qui renforce l’État nous éloigne de sa destruction. »
Documentation: de nouveaux dégâts matériels contre la galerie commerciale “Karodiele” dans le quartier Schanzenviertel.
Quelques heures avant la journée de grève et de manifestation ontre la réforme des retraites du mardi 17 décembre 2019, l’ambiance n’était pas à la fête du côté de l’union locale de la CGT Tourcoing. Pour cause, le syndicat a retrouvé ses locaux en partie saccagés. La veille, lundi après-midi, entre 16 et 17 heures, une partie de ses locaux situés rue de Lille a été retourné par une main anonyme.
« Une Maubeugeoise âgée de 54 ans a été interpellée il y a quelques jours alors qu’elle s’apprêtait à vandaliser la vitrine du siège de campagne du RN à Maubeuge. Ayant reconnu d’autres dégradations survenues ces dernières semaines, elle a été condamnée à du travail d’intérêt général. »
Dans la nuit de mercredi 11 à jeudi 12 décembre, deux antennes relais ont été incendiées. « Les boîtiers informatiques qui se trouvent au sol dans une armoire ont entièrement brûlé », précise TDF. Ces deux antennes, qui se situent à hauteur du chemin de l’Escarayol, à 150 m l’une de l’autre, dans un espace isolé près d’un bois à Kernours, appartiennent à SFR mais sont également utilisées par Bouygues Telecom. De facto, les réseaux mobiles des deux opérateurs sont impactés, sur la commune de Vidauban, mais aussi sur celle des Arcs-sur-Argens. Plus de 3000 clients du secteur seraient privés de réseaux mobiles. D’après les enquêteurs, le feu a été mis au pied des pylônes et comme on le voit sur les photos, celui-ci a rongé une bonne partie des câbles. A en croire les journaleux de 
Le matin du 9 décembre, divers distributeurs de 24 agences bancaires dans la zone de Chamberí sont apparus avec leurs écrans défoncés. Nous supposons que cela aurait quelque chose à voir