[Ce ravage incendiaire de la gendarmerie a été très largement relayé dans les hautes sphères du pouvoir et chez ses lèches-culs journaflics. Le ministre de l’intérieur s’est fendu d’un communiqué quelques heures après cette attaque, qui est intervenue quelques heures après celle ayant détruit plusieurs véhicules de gendarmes à Limoges. On y apprend notamment qu’outre les innombrables véhicules de gendarmes cramés (au minimum une trentaine d’après les journaflics), plusieurs locaux, dont ceux de la cellule d’investigation criminelle où se trouvaient notamment des scellés d’enquête, ont aussi été réduits en cendres. Au total, près de 2000 mètres carré d’infrastructures de la gendarmerie ont été dévastés par les flammes. Cette attaque aurait causée plus de 20 millions d’euros de dégâts sur les infrastructures des bleus. D’après Le Parisien, « Au total 40 véhicules ont été incendiés dont huit fourgons de gendarmes mobiles qui valent 120 000 euros pièce, et qui contenaient du matériel d’intervention coûteux dans leurs alvéoles. Le feu s’est ensuite propagé aux locaux techniques, dont le laboratoire. Le préjudice sera colossal, il a été évalué à 20 millions d’euros. » Près de 2000 mètres carré sont donc partis en fumée. Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de cette attaque, auto-censuré sur deux sites de la plate-forme d’indymedia; cf en fin d’article.]
Solidarité incendiaire (revendications de l’incendie de la Gendarmerie de Grenoble)
Ce jeudi, à trois heures du matin, deuxième jour du procès de la voiture brulée.
Avons pénétré dans la caserne de gendarmerie Vigny-Musset. Avons incendié 6 fourgons d’intervention et deux camions de logistique. Le garage et l’entrepôt ont été ravagés sur plus de 1500 mètres carrés.
Compte-rendu du premier jour du procès de la keufmobile brûlée – Mardi 19 sept 2017
Lundi 18 septembre, à 19 heures, ce sont plus de cent personnes qui se sont retrouvées à place des fêtes pour affirmer leur solidarité avec l’incendie de la voiture de flics quai de Valmy durant le mouvement contre la loi travail.
Printemps 2016 en France : dans le cadre de l’annonce d’une réforme du marché du travail, des milliers de personnes descendent dans les rues de différentes villes, occupent, bloquent, font grève, attaquent les flics et démolissent les structures du pouvoir. Pour certains il s’agit de lutter pour leurs droits au sein de l’esclavage salarial, d’autres se font moins d’illusions et savent qu’il n’y a rien à défendre dans ce monde de travail et de lois et passent directement à la contre-attaque. Le 18 mai 2016, lorsque les flics manifestent place de la République contre la violence anti-flics, une de leurs voitures est incendiée sur le quai de Valmy. A la suite de cela, plusieurs personnes sont inculpées, certaines restent de longs mois en prison, dont une pendant plus d’un an. Du 19 au 22 septembre aura lieu le procès contre neuf personnes à Paris, mais un inculpé n’a jamais pu être retrouvé.
Pour Toulouse, c’est entendu : l’église des Jacobins est ce joyau de l’art médiéval d’oblongue allure, à ranger à côté du cassoulet-saucisse et du footing dominical le long du canal du midi, et qui servira de faire-valoir lors des journées du patrimoine. Derrière tout ce patrimoine on en oublierait presque l’Histoire.