Nous sauvages, vivre fin fond forêt.
Nous OKLM, nous admirer étoiles, nous manger cacahuètes (chasseurs-cueilleurs végan à Paname : galère !).
Un jour nous vu fumée barbecue sauce bleusaille quai Valmy. Nous contents.
Nous vu répression : nous grrrr. Mais nous aimé attitude claire et cohérente face à justice de Kara et Krème.
Nous vu aussi fumées gendarmeries limoges et grenoble, nous dit : waouh ! Nous dit : nous aussi !
Nous appris feu (oui, nous radicalisés sur internet : personne parfait).
Hier soir, sous ciel sans étoiles, nous cramé camionnette Derichebourg (ordures qui travaille dans taules), rue Pasteur, Montreuil-sous-Bois. Nous petit peu satistaits.
Mais « Quel que soit l’issue du procès, on continuera à s’en prendre à la police et à la justice » et leur collabos.
Forte accolade à Kara et Krème. Bonne chance à Joachim. Solidarité anarchistes Scripta manent au-delà Alpes. Aussi Riccardo et camarade parisien taule pour G20 au-delà Rhin.
Nous pas vouloir mette Indymedia dans l’embarras, nous envoyer mail à blog Attaque et Sans Attendre Demain. Courage ! Face répression, peur normale. Faut serrer crocs, fermer sa gueule et essayer pas réculer. Sites internet simples outils. Même si police ferme, notre détérmination toujours là. Briquets tuojours là. Etoiles toujours là.
Nous, sauvages anarchistes.
[Reçu par mail]
13 septembre, Munich : deux engins d’un chantier à Isarvorstadt ont été incendiés. Le bulldozer et la pelleteuse ont été complètement détruits. Dans les deux cas, le feu est parti de la cabine du conducteur. Le chantier visé est un des nombreux projets d’embourgeoisement (hXXp://erhardtstrasse10.com/), refoulant les populations les plus pauvres toujours plus loin du centre.
Ce mercredi 27 septembre, plus de 100 flics ont perquisitionné 14 appartements et un magasin à Hambourg et dans le land de
Pourtant je me souviens quand j’étais minot on s’allongeait dans la pente et on roulait jusqu’en bas en hurlant de rire. On mangeait les feuilles acides et violettes des haies et les fleurs des trèfles dans les prés. Une fois j’ai vu un rongeur crevé et j’ai passé l’après-midi à le regarder gonfler et les fourmis tout autour qui s’agitaient. On s’mettait une lampe sous le menton et on se racontait des trucs qui font flipper. Je jouais avec mon frère au monopoly et quand un des deux perdait on trouvait des nouvelles règles pour continuer à jouer. On inventait des histoires et on oubliait d’aller manger.
Jeudi 20 septembre on était parmi celles et ceux venus en soutien, lors du procès contre les 9 personnes inculpées de l’incendie de la bagnole de flic du Quai Valmy.
Le 1er août 2017, sur la Route Nationale N°40, des participant-e-s du Pu Lof en résistance de Cushamen (1) et quelques personnes solidaires montent une barricade et coupent la circulation en solidarité avec le Lonko Facundo Jones Huala qui affronte un procès (pour la deuxième fois). Quelques minutes plus tard arrivent des fourgons et des camionnettes avec une trentaine de gendarmes armés de fusils. Les peñis (2) commencent à lancer des pierres en réponse à l’arrivée des ordures des forces de l’ordre. Les gendarmes avancent en tirant et brûlent les habitats précaires et les affaires des habitants du Lof, repoussant ces dernier-e-s jusqu’à ce qu’ils et elles traversent une rivière. L’anarchiste Santiago Maldonado (surnommé “El lechuga” o “el brujo”) reste en arrière. Là, des habitant-e-s du lof observent comment les gendarmes attrapent Santiago ; d’autres affirment entendre les gendarmes dire qu’ils en “tiennent un”.