Environ 300 à 400 personnes en manif ce jeudi 19 octobre à Caen. Et toujours autant en ordre dispersé : une poignée d’étudiant-e-s, une poignée pour la convergence, une poignée pour les autonomes. Les agents de la ville en lutte contre une augmentation annuelle de leur temps de travail sans compensation salariale, bloquaient les ateliers techniques de la ville, notamment boulevard Leroy. Après la rituelle réception de délégation par la mairie, une centaine de personne a décidé de tourner en rond sur le rond point du parvis de la mairie. Tout un symbole.
Quelques personnes ont décidé de bloquer la place Fontette plus passante. La brigade d’intervention s’est rapidement déployée. La trentaine de personnes restant sur la place s’est retirée. Les flics décident ensuite de se diriger vers le rond point, mais doit se diviser en deux, puisque quelques personnes reprennent Fontette. Finalement, la sortie de la délégation a raison des derniers manifestant-e-s. Peu de manifestant-e-s, peu d’enthousiasme. Restent les agents de Caen-la-mer qui eux et elles ont l’air plus déters.
A la suite le texte de l’Assemblée autonome dressant un constat de la situation et de ses impasses : Mais au fond qu’est-ce qu’on fout là ? Une question qui au delà des divergences de constats et de perspectives réunissait pas mal de participant-e-s.
Mais au fond, qu’est-ce qu’on fout là ?
« Nous voulons un boulot de merde,
payé des miettes !»
Les chômeurs heureux.
DE MANIFS EN MANIFS, DE «DEBOUTS» EN «SOCIAL», il y a comme un fantôme qui agonise : la gauche politique et syndicale. Au milieu de ces cortèges funéraires, souvent nous nous sentons étrangers. Et comme partout ailleurs, au quotidien, le font de l’air est xénophobe et réactionnaire, on a sacrément du mal à prendre notre souffle.
Le meurtre de Santiago Maldonado a déclenché une série d’actions en Argentine.
Une fois encore, beaucoup d’anarchistes – beaucoup trop – se sont laissés entraîner, déborder par des événements auxquels ils ne s’attendaient pas et où ils n’ont pas su (ou voulu) porter leurs propres paroles, leurs propres actions. Beaucoup d’anarchistes se laissent trop facilement séduire par tout ce qui présente un caractère « de masse », sans prendre le temps de se demander à quoi ils apportent leur soutien en réalité, et sans savoir, pouvoir ni vouloir participer avec un discours propre – il s’agit seulement d’aller là où sont « les gens » et voir ce qui se passe ensuite.
Lundi 2 octobre, nous avons exprimé notre rage contre le chantier de centrale électrique au bord de la Mur. Près de 20 personnes se sont déplacées de manière spontanée et incontrôlée à travers le centre-ville de Graz avec une banderole sur laquelle était écrit « Abattez l’Etat, pas les arbres ». Plusieurs centaines de tracts ont été diffusés, la circulation a été bloquée par intermittence et des feux d’artifice allumés.
Le 16 septembre 2017, journée de manifestations en mémoire de Pavlos Fyssas
De nombreuses personnes inculpées pour les émeutes lors du G20 sont toujours incarcérées et certaines sont jugées ces jours-ci à Hambourg. La répression qui continue de s’abattre sur les rebelles au capitalisme et à l’Etat ne se déroule pas paisiblement : Comme le 5 octobre devant le tribunal d’Altona (Hambourg), lorsqu’un journaflic, accompagné de trois magistrats, s’est fait attaquer et défoncer son matos par un groupe de personnes solidaires (cf ci-dessous).
Le 16 novembre à 10h, dans la salle-bunker du tribunal de Turin [salle hyper-sécurisée du tribunal, détachée à l’intérieur de la prison des Vallette ; NdT] aura lieu la première audience du procès 
En marche vers la guerre sociale
Dans les premières heures du 12 octobre, la veille des célébrations nationalistes et militaristes en faveur de l’Etat espagnol, un DAB de la CAIXA Bank a été détruit dans le quartier Vallekas et un graffiti a été peint à côté, qui disait: « Ceci est notre indépendance: ni nations, ni état, ni capitalisme ! ».