En septembre dernier le juge d’instruction de Bar-le-Duc a supervisé une série de perquisitions opérées le 20 septembre 2017 dans le cadre d’une commission rogatoire suite aux dégradations commises à l’Hôtel- restaurant du site de l’Andra à Bure durant la semaine d’action de juin 2017.
Dans ce cadre, des enquêteurs de la Section de Recherche criminelle de la gendarmerie de Nancy mènent une enquête poussée qui s’étend plus largement aux événements antérieurs de l’été 2016, des 23 et 30 janvier 2017, du 18 février 2017, de mai 2017, de juin 2017, du 14 juillet 2017 et du 15 août 2017 et sans doute davantage. Depuis janvier 2017, les convocations en audition libre ou les citations à comparaître au tribunal se succèdent aléatoirement auprès de personnes dont les plaques d’immatriculation ont été relevées à l’occasion de ces événements, de personnes contrôlées ou conduites aux postes lors de contrôles routiers à différents moments de l’année, de personnes prétendument identifiées sur des photos, par leurs affaires perdues ou par des agents lors de journées de mobilisation, ou encore de militant-e-s associatifs en lutte contre le projet Cigéo.
Pendant qu’à plein d’endroits on fêtait
A celles et ceux qui peuplent toutes les bastilles de ce foutu pays,
Ce samedi 23 décembre 2017 à Lugano, environ 50 personnes ont pris part à une manifestation non autorisée « contre le racisme, le fascisme, le capitalisme et toutes les frontières ». Sur la banderole de tête était écrit » Contre ceux qui veulent écraser les âmes en révolte (A) ». La déambulation à travers le centre-ville est restée assez calme dans l’ensemble mais il y a eu quelques actes de vandalisme, comme par exemple des tags. Le texte d’appel à cette manif s’insurge en partie contre la militarisation des rues et des frontières. Il commence par ces quelques mots: « Nous ne cherchons pas la paix – Contre la guerre et le racisme, révoltons-nous ! »
Murcie, Espagne : action directe en solidarité avec Lisa, incarcérée à Cologne (Allemagne)
Il est nécessaire de préciser que nombreux sont ceux se retrouvant impliqués dans les révoltes des jeudi 14 et lundi 18 décembre 2017 n’étaient pas là pour arrêter les réformes des retraites en soutenant des mesures légalistes, et encore moins en défendant les droits de la citoyenneté. Nous étions là pour tout, nous étions là pour rien.