Attaques incendiaires et explosives coordonnées contre cinq églises, avant la visite du Pape
Dans la nuit du 12 janvier, une série d’attaques explosives et incendiaires ont frappé la capitale chilienne, trois jours avant la visite du Pape François Ier, leader pourri et monarchie d’une institution tachée de sang et fondé sur la torture, le pillage et l’inquisition.
1. Attaque incendiaire contre la paroisse « Santa Isabel de Hungria », en calle Las Catalpas # 99, dans la commune d’Estacion central, à Santiago.
Ici, des inconnus ont sauté le grillage et vers minuit quinze un engin incendiaire a fortement endommagé la porte et un vitrail. Les prêtres et des voisins ont essayé d’éteindre l’incendie, évitant que l’église brûle entièrement.
Des tracts revendiquant l’action ont été trouvés sur le lieux. Les flics du GOPE [groupe d’interventions spéciales des Carabineros; NdAtt.] et de la police scientifique sont arrivés, mais personne n’a été arrêté.
En Europe, les guerres semblent appartenir à un lointain passé. Les images des tranchées, des camps de concentration, des bombardements aériens des capitales européennes, des débarquements sur les côtes françaises ressortent des archives de temps en temps à l’occasion d’une hypocrite commémoration et tout le monde se dit que les temps ont bien changé. Pourtant, notre époque est caractérisée par l’omniprésence des logiques guerrières. Qu’on pense aux « interventions » en Irak et en Syrie dans des conflits que les membres de la coalition internationale ont en grande partie provoqués. Mais la guerre est aussi ici, très visible sur les uniformes kakis qui patrouillent dans nos rues ou sur les visages ternes et fatigués des errants charriés jusqu’en Europe par l’onde de choc des bombardements lointains. On la retrouve parfois au détour d’un scandale, comme quand tout le monde feint d’apercevoir que la Région wallonne vend des armes à l’Arabie Saoudite…
Dans la nuit de jeudi à vendredi, dans les environs de la gare TGV, nous avons accroché une banderole en solidarité avec Lisa, compagnonne incarcérée à Cologne pour un braquage de banque à Aachen, en Allemagne.
Depuis trois ans, les trois forces de police (allemande, italienne et autrichienne) se sont mises à effectuer des contrôles drastiques autour de l’axe du Brenner: environ 3000 personnes sans-papiers ont été arrêtées, dont 600 rien qu’au cours de l’année 2017. Compte tenu des contrôles au faciès réalisés dans les gares de Vérone et de Bolzano (notamment en empêchant les personnes noires de monter dans les trains internationaux OBB Vérone-Munich), de nombreuses personnes migrantes ont tenté et tentent de contourner la police de manière toujours plus risquée, en marchant le long des voies ou en se cachant dans les trains de marchandises. Six d’entre elles en sont mortes jusqu’à maintenant ou écrasées par des trains ou éléctrocutées par les lignes haute-tension au-dessus des wagons de marchandises, comme cela est arrivé à un garçon il y a deux semaines. Sans parler de celles qui sont mortes de froid en tentant de traverser le col du Brenner à pied. Ils n’ont pas construit de barrières au Brenner, mais l’ombre assassine de cette frontière est projetée sur un territoire beaucoup plus vaste.
Depuis quelques jours, la révolte gronde un peu partout en Tunisie. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues, sous le mot d’ordre « Qu’est-ce qu’on attend? », après l’
Santiago, Chili : Quatre compagnon.ne.s arrêté.e.s pour port d’armes lors de la journée en mémoire de Matias Catrileo à Villa Francia
