Sur l’incendie d’une antenne de télécommunication à Zurich et l’action individuelle.
« Le monde tel qu’il est aujourd’hui est bien évidemment merdique mais que puis-je faire en tant qu’individu pour lutter contre lui ? » dit un dicton populaire, surtout de la part des gens qui par la suite s’affalent dans leur canapé ou retournent se commander une énième bière au bar en s’allumant une cigarette.
Cet argument repose sur le fait qu’il faudrait d’innombrables personnes pour changer quelque chose, que nous (peu importe qui c’est) devrions être la majorité pour être en capacité de faire quelque chose. C’est l’illusion de la politique, c’est le prétexte qu’utilisent beaucoup de gens pour justifier leur inaction. Il s’agit de reconnaître le fait que tout ce qui est en notre pouvoir réside dans nos actes individuels. Nous pouvons influencer le cours des choses uniquement sur ce que nous faisons nous-mêmes. Ce que le reste fait, ce que la masse fait n’est pas notre affaire. Ce qu’une personne parvient à faire peut vous sembler comme très peu efficace mais en même temps c’est tout ce que nous avons et le plus grand potentiel possible de notre existence réside en nous. Chacune de nos actions a une répercussion sur notre environnement social (le non-agir est également une action et favorise le non-agir des autres). L’action individuelle, ce sur quoi je vais parler, peut sonner comme quelque chose d’évident mais il ne s’agit pas de dire que quelques actions sont plus importantes que d’autres, uniquement parce qu’elles causeraient davantage de dégâts. Bien évidemment, il y a des différences, certaines actions impactent des milliers de personnes, d’autres peut-être juste quelques-unes, mais ça ne rend pas l’une meilleure qu’une autre, ce sont simplement des actions différentes aux retombées diverses, chacune pouvant être la décision tout à fait juste selon le contexte, à savoir qu’il est toujours préférable d’agir plutôt que de ne pas agir.
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