Deux personnes ont été tués par les flics en l’espace d’un mois à Londres : lors d’un contrôle routier dans l’est londonien, « Edson » Da Costa, père de famille de 25 ans, a été arrêté et violemment frappé par les brutes en uniforme. Six jours plus tard, le 21 juin, il est décédé à la suite de ses blessures ; Rashan Charles, 20 ans, est mort le 22 juillet après avoir été poursuivi par les flics à Dalston, au nord-est de Londres.
Mais les larbins armés de l’État ont très vite fait les frais de ses deux assassinats. La réponse émeutière détaillée ici, certes cantonnée à deux quartiers de Londres pour le moment, peut peut-être être une nouvelle étincelle, 6 ans presque jour pour jour après le soulèvement contre la police, pour étendre à travers le pays la révolte contre les flics et tout ce qu’elle protège.
Ce mardi 25 juillet 2017, on apprend via la
Nous vous remercions des insultes qui nous parviennent de toutes parts : elles nous renforcent dans l’idée que nous avons agi de manière appropriée à Hambourg.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2017, nous avons mené une action directe symbolique contre l’ambassade d’Allemagne à Paris, en soutien aux inculpé-e-s d’Hambourg, dénonçant ainsi la répression subie lors des manifestations anti-G20.
Je suis actuellement détenu dans la prison Bilwerder d’Hambourg.
Il y a un mois, le 22 juin, une cérémonie officielle inaugurait le chantier du centre de police et de justice (PJZ) à Zurich. Par une cérémonie solennelle, d’après leur déclarations, six pontes du projet se sont retrouvés sur le chantier pour échanger sourires et poignées de main pendant qu’ils enterraient une capsule témoin contenant divers documents et objets liés au projet. Pendant que ces six trous du cul* « faisaient la fête » à l’intérieur du chantier, à l’extérieur il était possible d’avoir un avant-goût de ce que signifiera ce projet pour le quartier. Bien une douzaine de fourgons de police occupaient divers points stratégiques du secteur, probablement pour empêcher les habitants de faire la fête avec les responsables en-cravatés à l’intérieur de l’enceinte de sécurité du chantier et de partager leur enthousiasme pour ce centre de police et de justice. 
Sans doute. Quand la réalité se révèle insupportable, se battre contre cette réalité, être irréalistes, est l’instinct de celui qui se bat pour la liberté. Plutôt que de se plier aux possibles qu’offre ce monde, de choisir démocratiquement entre une vie enchaînée au smartphone, l’abrutissement du samedi soir, l’anesthésie sensible pour ne pas voir la cruauté d’un système qui ravage la planète et massacre à tout va, nous penchons librement pour une révolte, pour une révolte contre le destin qui est imposé à l’humanité, pour une révolte malgré tout ce qui essaye de nous en décourager.