Le 11 octobre dans la nuit, la brigade de gendarmerie de la charmante bourgade de Châtel-sur-Moselle, dans les Vosges, a reçu une autre visite que celle de voisins venus porte plainte ou de malheureux venus effectuer leur pointage.
« En effet, un ou plusieurs individus s’en sont pris à des fenêtres du bâtiment, mais aussi à la porte d’entrée de la brigade », nous dit le journaliste du coin, ajoutant pour nous prouver qu’il n’est pas moins sot que le premier pandore venu : « plusieurs petites vitres de cette porte d’entrée présentaient en effet de multiples impacts dus à des coups portés avec un objet lourd du style masse », avec une photo bonus [ci-contre].
détruisons la société carcérale
Nous pensons que l’action directe est aussi un moyen pour sortir des impasses du marécage milieutiste, de ses lieux communs acceptés de façon acritique, de ses slogans offensifs qui restent trop souvent lettre morte.
Hier, mardi 9 octobre, s’est déroulée la première audience (report du 12 juillet) du procès concernant l’opération « Panico ». Un large public de compagnons et de compagnonnes a chaleureusement accueilli l’entrée dans la salle des trois compagnons incarcérés présents à l’audience, provoquant l’irritation croissante du président du jury. Les trois hommes ont répondu aux salutations saluant et souriant, pendant que les gardes infâmes les tiraient vers leur place, au premier rang; ils n’étaient pas placés dans les cages, mais à côté des défenseurs, séparés des autres coaccusés par un mur compact de gardes. Un geste qui n’a cependant pas empêché l’échange de regards, de baisers et de marques d’affection entre nous et eux. L’audience s’est déroulée selon un scénario fastidieux : il y a eu de nouveau une discussion sur la recevabilité des parties civiles, les juges se sont retirés pour délibérer, puis ont réintégré et proclamé le fait que, même en un procès, toutes les parties les civiles (déjà mentionnés pour l’audience préliminaire) sont recevables. Par la suite, un bref débat a eu lieu sur l’ordre dans lequel présenter les expertises sur les interceptions par rapport aux témoignages (si, avant, après ou pendant), ainsi que sur la demande de preuve par le procureur et la défense.
Lundi 1er octobre, alors que des artistes du Jardin d’Alice allaient sagement rendre les clefs du bâtiment, 19 rue Garibaldi à Montreuil, une trentaine de personnes sont venues perturber leur plan en occupant le lieu. Après 3 ans de gardiennage, cet endroit devait être rendu au géant de l’immobilier Nexity qui gère le bâtiment pour le compte de l’EPFIF (Établissement Public Foncier de la région Ile-de-France). Alors que l’État tente de vider de leur sens les luttes de mal-logé.e.s en faisant signer des conventions d’occupation précaire, des artistes aux zadistes, alors que les maires de gauche font miroiter des réquisitions pour grappiller quelques bulletins de vote, nous, comme d’autres, on squatte. Avec l’arrivée du métro à la Boissière, la rénovation du Bas-Montreuil et plus généralement le projet d’intégration de la ville au Grand Paris, les galérien.ne.s sont relégué.e.s en lointaine banlieue. En arrachant par nous-mêmes des espaces de vie, on n’entend pas pallier aux carences de l’Etat mais être offensif.ves à son encontre !
Suite aux nuits incendiaires de juillet, conséquences de l ‘assassinat d’aboubacar assassiné par un CRS le 3 juillet
Un compagnon est incarcéré à Limoges depuis plus de 6 mois suite à un incendie de véhicules de gendarmerie en septembre 2017. Il sera présenté à une juge d’instruction toulousaine le 17 octobre pour une action au local de l’UMP en 2015. Retrouvons-nous devant le TGI de Toulouse pour montrer notre solidarité.
Dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 octobre à Besançon (Doubs), plusieurs véhicules ont été incendiés dans divers quartiers
