Lundi 29 octobre dernier, la Brigade d’Information s’est rendu chez deux compagnons anarchistes de Madrid pour les arrêter. Ils sont accusés du délit de « dommages par incendie d’un distributeur automatique de billets de l’enseigne Bankia » dans le quartier de « Vallekas » [1] durant la semaine d’action pour la compagnonne Lisa, alors incarcérée depuis un an par l’Etat allemand, condamnée à 7 ans de prison pour avoir braqué une banque.
Ce n’est ni la première, ni la dernière fois tout signe d’action directe anarchiste. L’Etat perfectionne sa machine répressive depuis un certain temps, comme en témoignent la prolifération des caméras de surveillance (comme dans le cas présent), les prélèvements ADN et la coordination avec d’autres services de police à l’échelle européenne (comme dans le cas de Lisa ou des représailles du G20 à Hambourg, qui a connu son dernier épisode dans l’Etat espagnol le 19 octobre dernier avec des perquisitions chez deux compagnons anarchistes à Palencia et à Madrid). Ces arrestations, de par la manière dont elles se sont déroulées, impliquent un réel changement en matière de stratégie répressive, loin de la médiatisation spectaculaire des dernières opérations de police contre les milieux anarchistes (Pandora, Piñata, Pandora II, Ice). Le but recherché reste cependant le même: chercher à intimider et à créer la peur, aboutissant à la paralysie de la lutte.
Jeudi 20 septembre avait lieu le premier conseil municipal de la rentrée à Besançon après un été agité contre l’arrêté « anti-mendicité » du maire¹. Mais cette fois, le cirque démocratique local ne se déroule pas comme prévu. Des dizaines de manifestant.e.s se retrouvent devant l’hôtel de ville pour exprimer leur colère contre cette nouvelle mesure anti-pauvres. Alors que le conseil venait à peine de débuter, une personne impliquée dans les réseaux locaux de solidarité avec les migrants se lève et prend à parti le maire et les autres élu.e.s présent.e.s, en s’attaquant à leur politique d’exclusion et de répression des indésirables, avec ou sans papiers.
Dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 novembre 2018 le siège de la Police municipale de Pont-de-Claix (près de Grenoble) a été ravagé par les flammes. 100 m2 de locaux situés au RDC de l’ancien collège des Iles de Mars sont partis en fumée.
Dans la nuit du 3 au 4 novembre, un incendie a ravagé l’hôtel-restaurant quatre étoiles « Le Domaine de Bugatel » à Sainte-Livrade, ville située près de Villeneuve-sur-Lot, au nord d’Agen. 1300 mètres carrés de bâtiment ont été réduits en cendres, notamment dans la partie restaurant.
Une soirée réunissant plusieurs dizaines de personnes s’est tenue à l’UQAM de Montréal jeudi 1er novembre 2018. L’ambiance est très vite devenue festive, avec floraison de tags et destructions de caméras de surveillance.
Après le calme relatif de vendredi, samedi et dimanche (des arrestations ont quand même eu lieu, mais aussi du sabotage et des constructions sauvages), les hostilités ont repris lundi après-midi avec la mise en place de blocs de béton de plusieurs tonnes reliés entre eux (et avec des contrepoids faits des premiers blocs de béton installés les semaines
Lundi 12 novembre 2018, l’Épinoche, infokiosque du
Dans la nuit de vendredi à samedi 3 novembre, vers 3h30 du matin, trois individus sont parvenus à s’introduire dans l’enceinte du l