Wuppertal, Allemagne : Sabotage d’un véhicule de SPIE – 30 août 2019

Dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 août, nous avons attaqué une voiture de l’entreprise SPIE SAG dans les premières heures de la soirée.

Pour accompagner le fond musical d’une fête qui se déroulait à proximité, nous avons vidé l’air des pneus du véhicule et dans le même temps effectué un changement de peinture des fenêtres et de la carrosserie. Notre attaque ciblée s’est faite en 8 secondes et le véhicule de l‘entreprise a du être remorqué le lendemain.

Nous ne sommes pas obligés d’en dire davantage sur SPIE SAG. Mais peut-être sur ce qui nous a motivé à agir. Nous aimerions à cet égard attirer une nouvelle fois l’attention sur la semaine de solidarité avec les anarchistes emprisonné.e.s, qui s’est certes terminée pour nous aujourd’hui mais pas pour nombre de nos compagnon.ne.s qui se trouvent derrière les murs des cachots. Beaucoup d’entre nous sont absent.e.s des événements quotidiens. Ils et elles ne sont pas là aux petit-déjeuners, aux discussions, au travail, dans nos appartements, dans les rues et à nos côtés. Ils/elles perdent leur temps en étant derrière leurs murs et barreaux, enfermé.e.s par un système qui veut nous prescrire ce qui est juste et ce qui ne l’est pas.

Des personnes qui ne croient tout simplement pas en ce système et résistent sont criminalisées et enfermés afin de briser les luttes. Mais l’idée d’un mode de vie libertaire ne peut pas être brisée. Nous considérons ces semaines comme importantes et justes, mais la lutte ne se termine pas pour autant quand elles prennent fin. Elle continue derrière et devant les murs. Toutefois, nous pouvons soutenir nos compagnon.ne.s qui sont derrière les murs autant que possible. Nous pouvons leur écrire, leur envoyer des livres et des revues, créer des groupes de solidarité, leur rendre visite du moins (et pas uniquement le soir du réveillon), créer des syndicats de prisonnier.e.s ou même attaquer directement les prison et celles et ceux qui en tirent profit.

On n’oublie pas les copain.e.s, celles et ceux du “banc public”, Loïc, les trois de Nüremberg ou toutes les autres personnes incarcérées. Vous nous manquez dehors, et nous espérons que vous tenez toujours le coup. Nous sommes de celles et ceux qui, de dehors, vous attendent avec impatience.

Complicité avec toutes les compagnon.ne.s incarcéré.e.s!

Salutations solidaires à Bure et à la campagne “100 ans de centres de rétention” – les terroristes sont ceux qui construisent les centres de rétention, pas ceux qui les font sauter!

(A)

[Traduit de l’allemand d’indymedia par Sans Attendre, 02.09.2019]

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