Caen : Enième dissociation syndicale à la manif – 5 mars 2020

Petit compte rendu de la manifestation du 5 mars 2020 à Caen.

Environ 300 manifestant-e-s sous une pluie battante. Un tour en ville avec en tête un cortège une centaine de personnes plus déterminées, mais sans réel objectif. Pas mal de slogans chouettes et une belle énergie malgré tout. La manifestation contre la répression s’est résumée à un énième tour en ville. Quelques grilles et poubelles jetées de ci de là.

Des candidats aux municipales qui paradent sans complexes et sans ennuis, même l’un de ceux qui se sont dissociés dans la presse du « saccage » du local du maire. Vous savez celui qui fût ou est encore animateur de l’émission de radio – après le journal papier – « Racailles ». C’est la racaille et bien j’en suis pas !

A la FNAC ça tourne enfin en mini blocage, puis à l’intersection entre la rue de Bras et la rue Paul Doumer une poubelle est enflammée sous l’œil désapprobateur de notre « racaille » repentie. C’est à ce moment qu’une première énergumène est venue tenté d’éteindre le feu. Suivie un peu plus tard d’une seconde, mais cette fois ça se bouscule et les coups partent. Oh surprise, cette seconde énergumène qui s’en prend ainsi à des manifestant-e-s est notre cher délégué CGT-Enedis, militant PC à ses heures perdues, qui est passé en procès pour un blocage du serveur Serval. Son avocate avait jeté en pâture pour se dédouaner à la juge et aux journalistes que le blocage du serveur Serval visait à ne pas laisser la main aux Gilets Jaunes présents sur place et à des black blocs de la Guérinière ( sic!). Un bien beau camarade. Au même moment la police s’équipe et avance. Le groupe de tête cherche à rejoindre la rue Ecuyère, mais oh surprise (à lire avec ironie) la banderole de tête, CGT à la manœuvre, continue rue de Bras pour ramener les manifestant-e-s responsables vers le lieu de dissolution prévu, la préf, là où trônent les flics. Le zouave d’Enedis continue quant à lui sa charge et mange quelques coups. Mais le pire c’est que le cortège déter finit par rejoindre le cortège principal par peur de la répression et sous l’impulsion de quelques gauchistes.
La dissociation devient un sport national et s’accompagne de menaces et de coups. Ca devient répétitif. Pour ma part c’est à ce moment précis que je suis parti, hors de question de continuer dans ce cortège macabre.

Un d’Apache.

 

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