Gières (Isère) : Le labo de l’école d’ingénieurs part en fumée – 23 février 2020

Dans la nuit du 22 au 23 février 2020, un incendie volontaire a ravagé un bâtiment de l’école d’ingénieurs INP à Gières, en banlieue de Grenoble (Isère). Une porte a été fracturée et plusieurs départs de feu ont été constatés.

Le feu s’est déclaré vers 4h dans le bâtiment « Eiffel » de l’université Grenoble Alpes, situé sur le campus universitaire rue de la piscine à Gières (Isère). Le feu s’est déclenché dans des salles de classe ainsi qu’un laboratoire associant l’université Grenoble Alpes, le CNRS et l’école d’ingénieurs de Grenoble (INPG), propriétaire des lieux, où l’on travaillait notamment sur la mécanique des matériaux.

Plus de 1 000 mètres carrés de surface ont été détruits par les flammes au 1er étage de ce bâtiment qui compte deux niveaux (rez-de-chaussée et 1er étage). Les dégâts se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d’euros, beaucoup de matériel de recherche a été détruit.

« Le laboratoire visé par l’attaque incendiaire menée dans la nuit de samedi à dimanche est le laboratoire 3SR (pour Sols Solides Structures et Risques), une unité mixte de recherche située rue de la Piscine, sur le campus de Grenoble (qui se trouve sur les communes de Saint-Martin-d’Hères et Gières). Il est réparti sur deux bâtiments : l’unité Galilée, qui accueille des bureaux, et Eiffel, pour les installations expérimentales.
Ce laboratoire mène à bien des recherches de pointe en mécanique des solides. « Il s’agit de recherches qui touchent des domaines de l’ingénierie des structures, des ouvrages et des matériaux pour le génie civil, le transport, l’industrie manufacturière ou la santé », est-il précisé sur le site web du 3 SR. «Dans tous ces domaines, les recherches s’appuient à la fois sur l’expérimentation et sur la modélisation, aussi bien à l’échelle du matériau qu’à celle de la structure. Les études expérimentales sont conduites pour comprendre, analyser et nourrir la mise au point de modèles théoriques et numériques en prenant en compte les couplages physico-mécaniques et les analyses multi-échelles ».
« Nous faisons notamment des essais dynamiques sur les roches, les sols, les bétons, les matériaux, ainsi que des essais sur des micro-structures », précise encore Robert Peyroux, le directeur du laboratoire. » (LeDauphiné)

This entry was posted in Actions directes, Contre la science et la technologie and tagged , , , , , , . Bookmark the permalink.