Allemagne : Chronique d’attaques diverses et variées – Juin et juillet 2019

Rostock/Berlin/Halle, Juillet 2019 : voitures personnelles d’identitaires incendiées

« Des incendies ont été commis contre deux voitures de militants identitaires à Leipzig et à Rostock. Un samedi de juillet, une autre voiture d’un fasciste a brûlé à Berlin. Parallèlement aux manifs des identitaires, des antifascistes ont tenté de cambrioler les appartements de trois nationalistes et le bâtiment de la corpration étudiante d’extrême-droite « Germania » a également été la cible d’une attaque ». (publié sur un site facho via chronik, 22.07.2019)


Munich, juillet 2019 : pneus de véhicules de Dussmann, Bosch et Caverion crevés

« Nous avons une rage au ventre énorme ! Dans ce monde de domination, de plus en plus de personnes et de compagnon.ne.s sont réprimé.e.s et enfermé.e.s. Nous nous sentons proches de celles et ceux qui tentent d’attaquer les ennemis de la liberté. De celles et ceux qui s’auto-organisent et attaquent le pouvoir, sans ‘engager dans des négociations. Comme petit signe de la lutte contre la société carcérale, nous avons crevé les pneus des entreprises suivantes: Dussmann, qui profite directement des prisons; Bosch, qui oeuvre à la technologie de sécurité et aux frontières; Caverion, qui participe à la construction de tribunaux et de centrales nucléaires. Pour que ces entreprises et autres profiteurs des prisons récoltent encore plus d’autres attaques ! (via chronik, 22.07.2019)


Wuppertal, 25 juillet : incendie d’une camionnette de Vonovia

Une camionnette de l’entreprise Vonovia est partie en fumée. Cette entreprise est le parfait symbole de la gentrification, à Wuppertal, Berlin et partout ailleurs en Allemagne. L’attaque est dédiée à la fois aux anarcha-féministes du Liebig34 du quartier Friedrichshain à Berlin (maison menacée constamment par les flics et en voie d’être expulsée pour que Padowiz puisse y réaliser son projet qui rentre parfaitement dans les plans de cette ville de riches) et aux trois compas de Hambourg, arrêtés en juillet dernier sur un banc public et accusés de « préparation à une attaque incendiaire ». (Le communiqué en allemand sur chronik)


Berlin, 6 juillet 2019 : incendie de voitures d’auto-partage Drivenow

Une voiture d’une entreprise d’auto-partage a pris feu vers 0h50 dans la Weserstraße. La Mini BMW a entièrement brûlé, et un autre véhicule garé derrière a aussi pris feu. La nuit dernière, dans la Finowstraße dans le quartier de Neukölln, une E-BMW d’une entreprise d’auto-partage a aussi brûlé. (via chronik)


Göttingen, 4. juillet 2019: Des pierres et de la peinture jetés contre le domicile d’un nazi

Dans la nuit du 03 au 04.07.2019, nous avons rendu visite au domicile de Albrecht Diederichs avec des pierres et de la peinture. (via indymedia.de)


Rhénanie-Westphalie, 4. Juillet 2019 : mât de péage incendié

« Dans la nuit du 3 au 4.7.19, nous avons saboté un mât de péage sur la B 514.
Ces mâts bleus de quatre mètres de haut ne sont pas des radars, mais font partie de l’infrastructure de péage pour les poids-lourds. Ils ont la capacité technique de détecter toutes les plaques d’immatriculation des véhicules qui passent. Il ne faut pas se faire d’illusions sur le fait que ce n’est pas déjà lou que ce ne sera pas le cas.
Nous considérons l’installation de ces mâts de caméras sur les routes nationales comme une attaque directe contre les possibilités de nous déplacer librement, c’est-à-dire sans être surveillés et enregistrés. Cela s’inscrit dans un projet déjà bien avancé des puissants de chercher à contrôler et à administrer chaque aspect de notre vie.
Dans cette société évoluant dans un sens toujours plus autoritaire et numérisée de toutes parts, il est précisément nécessaire d’attaquer la technique de surveillance – partout ! Avec chaque caméra qui ne filme plus, avec chaque mât de péage qui n’enregistre plus, avec chaque instrument „smart“ qui n’écoute plus, nous gagnons par la lutte une (petite) part de liberté.

C’est pourquoi nous y sommes allés, nous avons brisé la vitre en bas du mât (un verre très épais et solide!), nous avons placé de la pâte allume-feu et de l’adhésif à l’intérieur et nous l’avons livré aux flammes. » (via chronik)


Berlin, 29 juin 2019 : pots de peinture contre la police

Dans la Rigaer Straße (quartier de Friedrichshain), dans la nuit de samedi à dimanche, des inconnus ont lancé deux pots de peinture sur le pare-brise d’une voiture police. La police a aussi informé que 4 minutes plus tard, d’autres pots de peintures avaient été jetés sur  une des voitures de patrouille qui passait dans la Rigaer Straße. Un hélicoptère de la police a ensuite survolé la zone durant une trentaine de minutes. (Berliner Morgenpost)


Leipzig, 24 juin 2019 : Des engins de chantier de Vinci incendiés

« Nous détestons les taules, beaucoup de nos compagnon-ne-s y sont maintenu-e-s de force, parfois torturé-e-s, les prisons sont un élément central pour imposer l’ordre établi en vigueur. Vinci construit des prisons, ce véhicule appartient à Vinci, c’est pourquoi nous voulons le réduire en cendres. Le raisonnement qui a mené à l’incendie de l’engin de chantier le 24 juin est aussi simple que cela.

Les choses pourraient pourtant aussi être présentées d’une autre manière : nous nous trouvons dans un monde trop complexe pour pouvoir toujours dire clairement, ce qui est lié à quoi et comment. Ainsi, les gens qui réparent la rue pour une quelconque filiale du maillage entrepreunarial de Vinci, travaillent pour une des plus grands trust du bâtiment du monde. Ils n’ont à vrai dire rien à voir avec la construction de prisons. L’engin de chantier dans la rue n’a sûrement pas été utilisé non plus pour construire des taules. Les activités méprisables d’une partie d’une énorme entreprise suffisent-elles, pour attaquer une autre partie de cette entreprise ? Pourquoi incendier cet engin presque quelconque au lieu d’aller vandaliser un chantier de prison ?

L’ordre en place nous dirige au quotidien, vers l’école, vers le travail, pour être des citoyen-ne-s, vers la soumission, vers des stéréotypes de genre et ainsi de suite. Il choisit ses moyens de manière très créative et décomplexée. Cette attaque de l’Etat contre les êtres humains est continue. Ainsi, l’Etat et ses larbins méritent d’être attaqués à tout moment et de diverses manières. La complexité et la dissimulation des rapports de force ne nous empêche pas de frapper en retour quand et où cela nous convient.

Saluts solidaires au syndicat de prisonniers, que son influence grandissante expose aussi aux perfides hostilités de l’admnistration pénitentiaire.

Beaucoup de force aux anarchistes Anna et Sylvia, qui luttent par leur grève de la faim dans la prison de L’Aquila pour la fin de l’isolement en régime 41bis.

Liberté pour tous les prisonniers et prisonnières ! » (via chronik)


Leipzig, 19 juin 2019 : Bitume contre le domicile d’une candidate de l’AfD

Dans la nuit du 16 au 17 juin 2019, le domicile d’une candidate de AfD aux élections municipales a été attaqué dans le quartier Großzschocher à Leipzig. La façade, la porte d’entrée, les garages, les fenêtres du couloir et de la cuisine ont été récrépies avec une substance à base de goudron et de bitume. La hauteur des dégâts n’a pas encore été estimée.

Des faits similaires s’étaient déjà produits le 7 mars, lorsque la maison d’un autre candidat AfD avait été attaqué à coups de bombes de peinture dans le quartier de Gohlis à Leipzig. Le soir du 26 mai, un auxiliaire électoral de l’AfD s’était fait casser le nez dans la nouvelle mairie. (LVZ via chronik)


Göttingen, 18. juin 2019 : incendie des pneus de l’office des étrangers

Dans la nuit du 17 au 18.06.2019, le service local des étrangers de Göttingen a eu plusieurs pneus cramés et sa façade couverte de peinture.

Début mai 2019, une nouvelle personne a encore été arrêtée devant la mairie puis expulsée. Ce faisant il est tout à fait clair que CHAQUE expulsion est un crime.
En les expulsant, on prive des êtres de leur vie. Ils sont enfermés et envoyés dans des lieux où ils ne peuvent ni ne veulent vivre. Les responsables rejettent toute culpabilité, se cachent derrière leurs bureaux, leurs textes de lois et les ordres d’en haut. Mais les crimes ont bien eu lieu ici. Devant la mairie et dans l’office des étrangers. (via indymedia.de)

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