Gap – Marseille, France : Pour écrire aux trois personnes en détention provisoire

Deux suisses de 23 et 26 ans ainsi qu’une italienne ont été placées en détention provisoire pour les manifs du week-end des 21 et 22 avril (la première samedi à Gap et la deuxième entre Clavière et Briançon). Les juges du tribunal ont suivi les réquisitions du parquet, qui demandait leur placement en détention provisoire en attente de leur jugement au 30 mai à 8h30. Les trois avaient refusé la comparution immédiate pour préparer leur défense mais l’Etat a justifier leur placement en détention préventive aux Baumettes à Marseille en raison de « l’insuffisance des garanties de représentation et pour prévenir toute réitération des faits ». Jeudi 3 mai aura lieu une première demande de mise en liberté conditionnelle: l’audience se tiendra à Gap et les 3 incarcéré.e.s aux Baumettes ne seront pas transféré.e.s.

Pour leur écrire:

  • Theo Buckmaster, n° d’ecrou 188398
  • Bastien Stauffer, n° d’ecrou 188399
  • Eleonora Laterza, n° d’ecrou 188381

Centre pénitentiaire de Marseille-Baumettes, 239 Chemin de Morgiou, 13009 Marseille.


On apprend par la même occasion que les flics continuent leurs enquêtes pour retrouver plusieurs autres personnes dans le cadre de ces deux manifestations: « d’autres auteurs de passage en force de la frontière dimanche sont recherchés, tout comme ceux à l’origine de rébellion et violences en réunion sur des policiers commises dans la soirée du 22 avril à Briançon en marge de la manifestation. Deux policiers du commissariat de Briançon ont été blessés lors d’une tentative d’interpellation d’un suspect qui a pu prendre la fuite à cause de l’intervention violente de plusieurs manifestants ». Concernant la journée de samedi, il est fortement probable que les investigations ciblent les personnes impliquées dans l’attaque groupée et spontanée contre un maton, qui a tenté d’interpeller un.e des manifestant.e.s en train de taguer les murs de la taule. D’autres manifestants et un autre agent pénitentiaire sont également intervenus pour empêcher qu’ils prennent davantage de coups. Le maton qui s’est improvisé flic souffre notamment de fractures d’un doigt de pied et d’un doigt à la main gauche, ainsi que d’un hématome frontal. Les deux agents ont également été la cible de jets d’objets.

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