[Texte diffusé sur les marchés et affiché sur les murs de Caen, avril 2017]
A bas le politique, Vive la révolution sociale libertaire !
« Je ne craindrai pas d’exprimer cette conviction, que si demain on établissait un gouvernement et un conseil législatif, un parlement, exclusivement composé d’ouvriers, ces ouvriers, qui sont aujourd’hui de fermes démocrates socialistes, deviendraient après-demain des aristocrates déterminés, des adorateurs hardis ou timides du principe d’autorité, des oppresseurs et des exploiteurs. Ma conclusion est celle-ci : il faut abolir complètement, dans le principe et dans les faits, tout ce qui s’appelle pouvoir politique ; parce que tant que le pouvoir politique existera, il y aura des dominants et des dominés, des maîtres et des esclaves, des exploiteurs et des exploités »
Bakounine, Les Ours de Berne et l’Ours de Saint-Pétersbourg, 1870.
« Nous ne voulons pas que vous nous tendiez la main, nous voulons juste que vous ôtiez vos sales pattes »
Femmes de l’organisation Jojoca au Mexique, à l’adresse du gouverneur et du maire.
LE SYSTÈME ÉLECTORAL A TOUJOURS SERVI À LA SOUMISSION. Le premier président élu en France a sonné définitivement le glas de la révolution de 1848, mettant fin aux espérances d’une république sociale et démocratique, et il s’est rapidement intronisé Empereur. Basé sur la propriété, le travail, la famille et l’ordre public, le régime de Louis-Napoléon Bonaparte avait alors les mains libres pour développer l’exploitation capitaliste. La République suivante renouait avec le massacre des espérances et des révolté-e-s en brisant la Commune de Paris en 1871. La Vème République est quant à elle apparue dans les conditions d’un putsch, mettant à sa tête un général nommé pour maintenir l’ordre et conserver l’Algérie française.
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