On est le 18 mai, date de ma libération conditionnelle, mais je suis toujours au placard et je vais y rester.
La juge d’application des peines Catherine Ardaillon, syndicaliste de gauche, militant au tribunal d’Evry et à la prison de Fléury-Mérogis pour la généralisation des aménagements de peine, ayant décrété que tout de même, pour les cas comme le mien, heureusement qu’il y a des prisons et qu’il est donc hors de question d’aménager ma peine.
Contrairement à la dernière peine que j’ai faite, je ne suis pas sous le joug de la loi antiterroriste, mais dans les faits, elle m’est appliquée.
C’est pourquoi le dossier de demande de permission afin de me rendre à un entretien d’embauche (chose qui, à priori, ne peut pas être refusée en fin de peine), que j’ai remis à ma SPIP, M.me Jean-Baptiste, s’est miraculeusement transformé en simple demande de « permission pour maintient des liens familiaux », afin que celle-ci puisse être rejetée par la JAP Catherine Ardaillon.
Retour sur le procès du 7 juin contre l’auteur du blog « Le Libertaire Bisontin », poursuivi pour « diffamation et injure publique » à l’encontre du secrétaire général de la Préfecture de Doubs, Jean-Philippe Setbon. Quelques heures avant, des passant-e-s ont pu remarquer quelques pochoirs faisant écho à cette affaire.
Parfois, certaines promenades réservent des surprises.
Un an après
Le cri enfle violemment et prend de l’ampleur. Dans la pénombre, une lueur.