Dans le cadre du cycle de discussion sur l’anarchisme nous organisons deux causeries et une conférence gesticulée les 03 et 23 novembre prochain.
IL Y A UN DEMI SIECLE des milliers d’ouvrier-e-s, d’étudiant-e-s, de rétifs et rétives se révoltaient contre un monde qui les étouffait. En France, en 1968, on lutte, on s’organise, on occupe universités, usines, rues, théâtres. On séquestre parfois les patrons, on construit des barricades pour résister aux assauts policiers. Sur les barricades, dans les locaux occupés, on trouve une faune souvent oubliée de ceux et celles qui écrivent l’histoire. Pêle-mêle il y a là blousons noirs, ouvrier-e-s indociles, écumeur-se-s de bitume, anarchistes et communistes sans drapeaux, déserteur-se-s des officines militantes.
Durant quelques semaines la France est bloquée. En Espagne, dans les années 1970 l’appareil franquiste en fin de règne, puis le gouvernement chargé d’assurer la transition dite « démocratique », ont chacun leur tour du mal à contenir les conflits qui secouent
lieux de travail, quartiers et prisons. Dans une large mesure ces deux mouvements refusaient d’être dirigés, se méfiaient des politiciens et des syndicalistes. Bref, se construisaient autant contre ceux et celles qui cherchaient à encadrer leur révolte que contre le pouvoir en place. Beaucoup faisaient le pari de l’auto-organisation et de l’autonomie ! C’est pour ces perspectives que ces luttes nous parlent et nourrissent
notre anarchisme aujourd’hui. Et que nous reviendrons sur ces deux moments les 03 et 23 novembre prochain.
Google ne s’installera pour l’instant pas dans le transformateur de Kreuzberg, mais loue 3000 mètres carrés plus loin à deux comités de quartier, Betterplace et Karuna. La façon dont on pourrait expliquer ce changement de stratégie de la part de Google se verra probablement que dans quelques temps. Mais on ne peut pas nier que les actions continues contre le Google-Campus aient contribué à ce que Google ne puisse pas venir à Kreuzberg et s’y implanter aussi facilement. Le fait que des actions informelles de petite comme de plus grande envergure aient nuit à son image ont poussé le géant américain à se lancer dans une vaste campagne de séduction pour parer à encore plus de dégâts. Les photos des chefs berlinois de Google, comme Rowan Barnett en train de remettre les clés du transformateur à un quelconque comité de quartier, considéré désormais comme un « ange social », sont censées effacer le départ de la boite par la petite porte, ce qui s’est exprimé ces deux dernières années dans les rues de Kreuzberg. Google le « Big Brother » de première catégorie, qui sait non seulement ce qui est bon pour l’humanité mais aussi pour les habitant.e.s de Kreuzberg et de Berlin.
On apprend par
Vendredi 26 octobre, la police nationale espagnole a arrêté six anarchistes à Murcie. Elle les accuse d’être les auteurs de plusieurs attaques explosives et incendiaires contre des infrastructures du pouvoir.
[Nous avons reçu un récit au sujet de la lutte contre l’aménagement de la Plaine, quartier de Marseille qui subit de plein fouet la politique de nettoyage social de la part de la municipalité, dans l’optique de rendre la ville toujours plus attractive pour les riches et le capital. Cette transformation urbaine va de pair avec le renforcement du contrôle et de la surveillance sur les indésirables.
Jeudi 27 septembre, les vitres d’une agence immobilière de Tecnocasa ont été explosées à Vallekas. L’agence a aussi été remplie de peinture.
Au cours du week-end des 20 et 21 octobre, des tags bien inspirés ont fleuri dans Arbois (Jura). Sur les murs du restaurant intercommunal de la rue des Fossés ont été inscrits « La retraite à 13 ans » et « le RSA à 5000 euros ». Dans la rue de Bourgogne, les passant.e.s pouvaient admirer l’inscription « Métro boulot caveau ». « Dans la rue Pasteur et la rue des Tourillons, d’autres tags plus ou moins humoristiques sont signalés comme « Bières gratos pour les travailleurs » [et] il y a quelques mois, un autre tag, figurant un pendu (Macron?), réalisé au pochoir, avait été repéré dans un autre secteur de la commune », nous rapporte
Tôt vendredi 19 octobre au matin, une nouvelle opération de police menée conjointement par la Police Nationale espagnole et la Police Fédérale Allemande a eu lieu à Madrid et à Palencia. L’opération a abouti à la perquisition de deux logements à Palencia et à Madrid (quartier Tetuan). A l’instar de ce qui s’est passé