Répression de l’anti-G20 : Série de perquisitions coordonnées dans quatre pays européens – 29 mai 2018 [Mise-à-jour]

Mise-à-jour, 06.06.2018:

Début mai, plusieurs perquisitions ont eu lieu à Berlin quelques heures avant le début des Journées de Discussion et de Chaos. Celles-ci ont été réalisées en lien avec des collages d’affiches contre le G20.

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En Espagne, une quatrième perquisition demandée par la justice allemande n’a pas été faite pour des raisons de paperasse. Il y aurait trois personnes recherchées par les flics en France et elles n’ont pas été retrouvées (bon vent !). 

[Via Roundrobin et Attaque]


Mardi 29 mai 2018, à la demande de la police fédérale criminelle allemande (BKA), une série de perquisitions coordonnées a été menée dans quatre pays européens suite aux émeutes du G20 à Hambourg de 2017. L’information a été sortie par la Norddeutsche Rundfunk (NDR, le média d’Etat de la région de Hambourg).

Selon le premier décompte, il y en a eu au moins trois en Espagne (deux à Carabanchel dans des squats et une à Madrid dans un domicile) contre trois hommes entre 28 et 31 ans ; deux perquisitions en Suisse dans le canton d’Argovie à Bremgarten (un appartement et un centre culturel) contre un homme de 27 ans ; deux perquisitions en Italie à Rome et Gênes contre deux personnes, dont une qui a déjà été condamnée pour avoir attaqué des flics lors des émeutes à Sternschanze: les flics la soupçonnent d’avoir également pris part aux émeutes à la Elbchaussee ; une perquisition en France (sans plus d’infos, excepté que la personne fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen et n’aurait pas été trouvée).

Ces sept personnes qualifiées d’ « extrême-gauche » font partie d’une liste de 24 « suspects-clef » de 15 pays recherchés à travers toute l’Europe suite aux émeutes du G20 de Hambourg, et contre lesquelles le BKA a demandé une coopération policière internationale le 13 avril dernier. Les accusations contre ces 7 camarades, à base d’ADN et de vidéo, concernent les ravages dans la rue Elbchaussee accomplis le 7 juillet, où « 220 individus ont causé 1,5 millions d’euros de dégâts en 19 minutes ». Pour rappel, c’est une commission spéciale nommée « Schwarzer Block » qui dirige depuis l’Allemagne l’ensemble des enquêtes, appuyée par les organismes de coopération européenne comme Eurojust.

[Reformulé d’articles de presse parus en plusieurs langues]

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