Bure, France : Une personne envoyée trois mois en taule – 4 février 2019 [Mis-à-jour avec le n° d’écrou]

Mise-à-jour, 15 février 2019:

La personne est d’accord pour qu’on diffuse son numéro d’écrou. Pour lui écrire :

Pierre Robert
n°ecrou : 15816

Centre pénitentiaire Nancy-Maxéville
300 rue de l’Abbé Haltebourg
54320 Maxéville

La copaine parle français et anglais.


J’écris ce message pour informer qu’hier une personne (qui a du scotch bleu sur ses lunettes) s’est faite interpeller et est passée aujourd’hui en comparution immédiate. Elle n’a pas donné son identité en garde à vue.

Les chefs d’inculpations étaient refus de signalétique ainsi que « outrage en réunion » (pour une affaire datant d’il y a une dizaine de jours), c’est-à-dire tapoter sur une voiture de gendarmerie alors qu’il y a des gens autour. Les gendarmes eux mêmes ont pensé intéressant de préciser qu’ils « ne se sont pas sentis particulièrement outragés ».

La partie civile, en l’espèce la voiture, n’est pas venue au procès. Une pétition circule pour adapter les accès du tribunal afin de ne pas discriminer les victimes des sauvages anti-Bure.

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Chanteloup-les-Vignes, France : Orange perd le fil – 11 février 2019

Dans la soirée de lundi 11 février à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), une armoire téléphonique d’Orange, située mail du Coteau dans le quartier de la Noé, a été incendiée: des milliers de personnes sont désormais privées de téléphone, d’Internet et de télévision. 332 logements du bailleur social Les Résidences sont touchés ainsi que la maison de la petite enfance, le groupe scolaire Rimbaud, l’espace emploi entreprise et le Centre médico-psychologique et infantile, ainsi qu’une partie du quartier des Feucherêts, soit près de 500 foyers.

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Baratier (Hautes-Alpes), France : Attaque incendiaire contre le MacDo – 11 février 2019

Le MacDonalds de Baratier (ZA des Portes du Lac) a été ciblé par un incendie volontaire à l’aube du lundi 11 février: vers 5 h 30, un pneu enflammé a endommagé le guichet du « drive », qui permet de prendre une commande à emporter. Le sinistre a provoqué quelques dégâts matériels sur la façade noircie, ainsi que des vitres fissurées.

 

[Repris du Dauphiné Libéré, lundi 11 février 2019]

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« Gilets jaunes » : Infos sur la répression en cours – 14 février 2019

Ce jeudi 14 février, le ministre de l’intérieur a donné quelques chiffres sur la répression depuis le début du mouvement de révolte il y a trois mois: « environ 8.400 personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, il y a près de trois mois, et 7.500 ont été placées en garde à vue ». Il a également affirmé que « près de 1.300 policiers, gendarmes et pompiers ont été blessés ». Bien évidemment, il n’évoque à aucun moment les centaines de cas de blessures et de mutilations à vie infligées par les forces de l’ordre.

Voici une petite liste non-exhaustive de chiffres et comptes-rendus des médias au sujet de la répression en cours, et du caractère incontrôlable et destructeur qui a émergé ces derniers temps dans l’Hexagone, depuis le début de ce mouvement. Quelques infos sur la journée du 9 février viennent par ailleurs compléter l’article (déjà long) paru récemment  « Souffler sur les braises de la révolte« .

«Gilets jaunes»: la délinquance explose ces trois derniers mois

C’est ainsi que le Figaro titre son article (payant) du 13 février, donnant un aperçu sur la hausse des incendies visant les institutions étatiques et privées depuis les trois derniers mois: 

« L’effet «gilets jaunes» sur la délinquance? «Il est dévastateur», déplore un haut responsable du ministère de l’Intérieur. «D’autant que ces événements mobilisent, samedi après samedi, des dizaines d’unités de CRS et de gendarmes mobiles qui ne peuvent dès lors assurer leur mission de pacification des quartiers difficiles aussi bien qu’il le faudrait», reconnaît un cadre du syndicat Unsa-Police. Sur douze mois (de février 2018 à janvier 2019), les incendies de biens publics et privés ont ainsi grimpé de 6,7% (passant de 36.997 à 39.474 faits). Et si l’on s’en tient aux trois derniers mois, de novembre 2018 à janvier 2019, période qui couvre l’essentiel des manifestations du mouvement citoyen des «gilets jaunes», c’est une véritable explosion à laquelle on assiste, les incendies volontaires passant alors de 8982 à 13.042, soit une hausse 45,2 % ».


Acte XIII à Paris, 9 février 2019: Thomas -Pierre Verrier- incarcéré

L’homme interpellé samedi en marge de l’acte 13 de la mobilisation des Gilets jaunes à Paris après l’incendie d’un véhicule de la mission antiterroriste Sentinelle a été mis examen ce mardi pour dégradations d’un bien appartenant à autrui, dégradations par un moyen dangereux, dégradations par un moyen dangereux de biens destinés à l’utilité
publique, violences aggravées, violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique, prise du nom d’un tiers et participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations).
Il a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet, selon une source judiciaire.

Originaire de la région bordelaise, cet homme connu des services de renseignement et fiché S (Sûreté de l’Etat) pour appartenance à la mouvance anarchiste, avait été interpellé samedi après quatre heures de filature dans la capitale, selon des sources policières. Lors de son arrestation, il avait donné une fausse identité aux policiers.

Les enquêteurs le soupçonnent également d’être impliqué dans l’incendie d’une Porsche, celle du chef cuisinier Christian Etchebest, selon le Parisien, et dans des violences visant un fourgon de l’administration pénitentiaire, non loin des Champs-Elysées, l’un des épicentres habituels de la mobilisation des Gilets jaunes.


Paris, 12 février 2019, affaire du chariot élévateur : 5 gardes à vue

Tout le monde se souvient certainement de ce groupe de personnes hilares et joyeuses le samedi 5 janvier à Paris, debout sur un chariot élévateur de chantier abandonné, rue de Varenne (Paris VIIe), et fonce sur la lourde porte en bois du secrétariat d’Etat au porte-parole du gouvernement. Celle-ci cède sous le choc. Profitant de l’absence des forces de l’ordre, débordées ailleurs par les rassemblements, les assaillants pénètrent dans l’enceinte, dégradent des voitures et repartent. L’attaque – rapide – provoque l’évacuation en catastrophe de Benjamin Griveaux, alors en interview avec des journalistes et accompagné de son officier de sécurité.

Cinq semaines plus tard, six suspects ont été placés en garde à vue mardi matin au 3e district de la police judiciaire parisienne. Ces cinq hommes et une femme, âgés de 21 à 54 ans, sont pour moitié originaires du Nord, de l’autre de l’Ile-de-France (Val-de-Marne, Val-d’Oise et Yvelines).

Les policiers les ont identifiés après un minutieux travail d’enquête mêlant analyses ADN, travail de téléphonie et exploitation des vidéos – de surveillance et amateurs. Leur « plus gros client » est Romain M., 23 ans, interpellé dans le Nord. Celui-ci est soupçonné d’avoir conduit le transpalette électrique et l’avoir précipité sur le ministère.

Lors de l’attaque, le jeune homme est apparu visage découvert, vêtu d’un gilet jaune. Deux de ses proches, un père et son fils habitant également dans le Nord, ont été convoqués hier au 3e DPJ puis placés en garde à vue : Fabrice et Brice D. Le premier, doyen du groupe, est le seul à être connu des renseignements territoriaux pour ses liens avec la mouvance anarchiste locale. Les trois derniers suspects – Thomas S., 21 ans, Sylvie B., 46 ans et Jonathan B., 35 ans – sont quant à eux soupçonnés d’avoir été présents lors de l’attaque.

Les gardes à vue, pouvant durer 48 heures, ont été prolongées mercredi.


Nîmes (Gard), 12 février 2019 : condamnations pour l’incendie des impôts

Dans la nuit du 31 décembre au 1 janvier dernier, la façade du centre des impôts de Nîmes était incendiée par un groupe de gilets jaunes. Pendant près d’un mois, le centre des finances publiques du Gard est alors fermé. Bilan des dégradations près de 100.000 euros.

Mardi 12 février, 6 accusés, 2 hommes et 4 femmes, passaient au tribunal de Nîmes, accusés de cet acte avec « association de malfaiteurs ». A 19h, les jugements sont tombés. Les 6 gilets jaunes gardois sont condamnés à des peines allant de 4 mois de prison ferme à 8 mois avec sursis, pour l’incendie volontaire d’un centre des impôts nîmois.

Une mère de famille âgée de 26 ans et jusque-là inconnue de la justice a écopé de la peine la plus lourde. Un an de prison dont 8 mois avec sursis pour « complicité de dégradation » et « association de malfaiteurs ». Elle est considérée comme l’organisatrice, la nuit du réveillon du jour de l’an, de ce périple vers le centre des impôts au coeur de la ville de Nîmes. 3 autres personnes ont été condamnées à 8 mois de prison, dont 6 avec sursis, la peine réclamée par le parquet, toujours pour des infractions de « dégradations », « complicité de dégradations » et « association de malfaiteurs ».

Une femme a été condamnée à 10 mois de prison dont 8 avec sursis, pour complicité de dégradations et association de malfaiteurs, tandis que la dernière prévenue a écopé de 8 mois avec sursis.


Pyrénées-Orientales, 13 février : « Les stigmates de la guerre des ronds-points »

En moins de deux mois, le mouvement des « gilets jaunes » a entraîné près de 500 000 euros de dégâts sur les routes départementales. Sans compter les dégradations sur les radars, que l’Etat refuse de chiffrer, c’est la réparation des chaussées qui va coûter le plus cher. Quelques extraits choisis du Midi Libre (13.02.2019)

« Mais ce qui fait grimper l’addition, c’est la réfection des chaussées endommagées, principalement par les incendies. Selon les services du Département, 340 000 euros de travaux sont à prévoir pour 2019 afin de réparer le bitume devant les péages nord et sud sur les routes départementales D900a, D900, D83 et D12. […] Au Boulou, l’enrobé destiné à rénover le giratoire d’accès à l’A9 sera facturé 45 000 euros de plus. Les stigmates de la guerre des ronds-points entamée par les Gilets jaunes sont aujourd’hui encore visibles des automobilistes. » […] les agents étant victimes de jets de cailloux et d’insultes sur le terrain, leur encadrement a préféré attendre avant de lancer les travaux. D’autant que la poursuite du mouvement, de semaine en semaine, pouvait laisser augurer de nouvelles dégradations sur du matériel neuf. »

Montpellier (Hérault) : 130 vigiles embauchés par la CCI pour protéger les commerces lors de l’acte 14

Le président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, André Deljarry, vient d’annoncer le déploiement de 130 agents de sécurité devant les commerces du centre-ville de Montpellier, samedi 16 février, de 12h30 à 19h30. Ce déploiement de 130 agents de sécurité, correspondant à 1 agent pour 4 à 5 commerces, a pour objectif, « à l’image d’un centre commercial, de faciliter l’accès des clients aux commerces et d’apporter une présence sécurisante aux commerçants et aux salariés » (Midi Libre, 12.02.2019)

Vesoul (Haute-Saône), 12 février : 4 mois de sursis pour des jets de bouteille sur les gendarmes.

Mardi 12 février, un « Gilet jaune » de 30 ans comparaissait devant le tribunal de Vesoul pour « violence sur les forces de l’ordre ». Le 17 novembre 2018, alors qu’il occupait avec plusieurs centaines de personnes le rond-point de Saint-Sauveur (près de Luxeuil-les-Bains, sur la RN57). Il faisait partie de celles et ceux qui avait refusé de rentrer de chez eux/elles après 18h, heure à laquelle prenait fin la manif déposée en préfecture. Il « avait été identifié par les forces de l’ordre comme ayant jeté trois bouteilles en verre vides, deux de bière et une de vin, en direction des forces de l’ordre. Il aurait ensuite pris la fuite à travers champ, avant d’être maîtrisé ». Il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis (le proc en demandait 6) et devra verser 300 euros à « la victime principale » et 100 euros à chacun des deux autres gendarmes qui se sont portés partie civile.  (L’Est Républicain, 13.02.2019)

 

Quelques précisions sur l’acte 13 à Dijon et Besançon :

A Dijon (Côte-d’Or), samedi 9 février, des « Gilets jaunes » ont attaqué la prison. On n’en sait un peu plus depuis que l’administration pénitentiaire a déposé plainte pour « dégradations et mise en danger d’autrui »: la porte donnant accès au domaine pénitentiaire étant restée fermée, l’interphone avait été saccagé, la porte avait reçu des coups de pied, des containers avait été incendiés [à quelques mètres seulement de celle-ci, ce qui aurait pu l’embraser], nous rapporte l’Est Républicain (13.02.2019).

A Besançon (Doubs), des affrontements « brefs mais intenses » avaient eu lieu à proximité du centre commercial de Chalezeule. L’Est Républicain (14.02.2019), toujours présent quand il s’agit de plaindre et de défendre les forces de l’ordre et d’en faire de pauvres victimes, nous apprend que parmi les sept gendarmes blessés, deux d’entre eux ont eu leur tympans crevés, semble-t-il par les explosions de pétards et de mortiers: « On a essuyé des pétards agricoles et des bisons, mais également des tirs de ballast, de grosses billes de verre, des bouteilles vides, ainsi qu’un feu d’artifice, qui a brûlé certains pantalons », précise le général Langlois, commandant de la région de gendarmerie Franche-Comté.

Des gendarmes provenant des casernes de l’agglomération bisontine, absolument pas préparés au situation d’affrontements, avaient très vite été épaulés par des gendarmes mobiles.


Thionville (Moselle), 11 février: la sous-préfecture prend des couleurs

La façade de la sous-préfecture de Thionville a été ciblée par des jets de peinture fraîche dans la nuit de dimanche à lundi 11 février. Ce sont les employés qui ont découvert les tâches de peinture sur la façade, provoqué par des jets de « boules remplies de peinture ».

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Dinan, France : Attaquer les banques et ceux qui les défendent – 9 février 2019

Dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 février à Dinan (Côte-d’Armor), plusieurs écrans de distributeurs du Crédit Mutuel de Bretagne ont été défoncés dans le quartier de la gare (au moins deux, cf photos). La vitrine de l’agence des journaflics de proximité « Le Télégramme », située rue du Colombier, a également été taguée et explosée.

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Brest – Le Mans : Ni Le Pen ni Macron, ni patrie ni patron !

Le Mans (Sarthe), 10 février 2019 : Une vitre en moins pour le député En Marche

Dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 février au Mans, la permanence du député LREM de la 1re circonscription de la Sarthe, Damien Pichereau, a été attaquée: au moins deux gros impacts sont visibles sur une des vitrines. C’est le député lui-même qui a signalé ce nouvel acte commis contre sa permanence, située rue Gougeard et qui a déjà été dégradée à plusieurs reprises.

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Haïti : Révolte contre la misère … Et les prisonniers saisissent l’occasion

Depuis jeudi 7 février, des milliers de personnes manifestent contre la misère et la corruption à travers le pays, exigeant que le président Jovenel Moïse dégage. Des barricades sont érigées, des voitures incendiées et des entreprises attaquées, les magasins pillés. Ecoles et administrations restent fermées. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont déjà fait 6 morts. Les habitants, notamment les plus pauvres, se révoltent face à l’inflation qui a dépassé la barre des 15%, la corruption et le gaspillage de l’aide au développement. 

Ce mardi 12 février, de nouvelles émeutes ont éclaté à Port-au-Prince, se soldant par la mort d’un manifestant: « un jeune homme a été tué par balle à un carrefour proche du palais présidentiel. La police n’a fourni un bilan des pertes en vies humaines qu’après la première journée de mobilisation nationale de l’opposition, le 7 février : deux personnes avaient été tuées. Depuis, quatre autres morts par balle ont été recensés par les journalistes de l’Agence France-Presse« .

Le même jour, dans la petite ville d’Aquin sur la côte sud, des prisonniers ont saisi l’occasion du chaos général pour s’évader. 78 d’entre eux se sont faits la belle à la mi-journée. Les circonstances exactes de l’évasion ne sont pas encore déterminées. Selon les témoins, un rassemblement contre l’exécutif avait lieu devant le commissariat jouxtant l’établissement pénitentiaire.

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Acte XIII des « Gilets jaunes » : Souffler sur les braises de la révolte – 9 février 2019

[Ci-dessous une compilation de plusieurs articles des médias locaux d’un peu partout qui relatent des actes offensifs contre ce monde de domination lors de ce nouveau samedi du mouvement de révolte en cours. D’ailleurs, ceux-ci ne se sont jamais limités aux samedis, pour qui veut bien les voir. A certains endroits, peu d’infos sont sorties dans la presse, chose encore plus banale lorsque la révolte persiste (maintenant depuis deux mois et demi). Nous avons également fait le choix de mettre en avant le désastre financier causé à l’Etat et au capital par les insurgés depuis fin novembre 2018, ce qui est du jamais vu depuis de nombreuses années. Rappelons par ailleurs qu’il y a plusieurs semaines, les organes de presse se fendaient de plusieurs articles évoquant la « catastrophe économique » liée à ces manifs. Le montant des dégâts dépassait déjà ceux causés par les nuits d’émeutes de novembre 2005. De plus, la volonté de rester incontrôlable est claire dans de nombreuses villes, en dépit des tentatives des légalistes et pacificateurs de tous poils (porte-paroles des GJ, syndicats…) de rétablir l’ordre par l’instauration des services d’ordre, des déclarations de manif… Enfin, de ces dernières manifs ressort la volonté d’en découdre également avec les franges réactionnaires et fascistes des Gilets jaunes, ce qui est de bonne augure pour la suite. Nos luttes se passeront toujours dans les rues, jamais dans les salons ou sur internet]

Dès le lendemain de cet acte XIII, des commerçants de plusieurs villes et métropoles ont demandé à être reçus pour « une réunion d’urgence » au gouvernement, compte tenu des « préjudices subis par les les commerçants » après treize semaines de mobilisation des « gilets jaunes ». Ils disent être « pris en otage par des casseurs » et les pertes sont de l’ordre de plusieurs « millions d’euros dans nombre de grandes villes (Bordeaux, Dijon, Lyon, Nantes, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse…) », dénonce France Urbaine à travers un communiqué, qui réunit les élus des grandes villes et métropoles. L’association « demande au Premier ministre une rencontre avec le ministre de l’Economie (…) et la ministre de la Cohésion des territoires » afin « de définir les modalités d’indemnisation et d’accompagnement, au nom de la solidarité nationale ».

Dimanche 10 février, le ministre de l’intérieur Castaner a affirmé sur France Inter et franceinfo que depuis le début du mouvement, 1 900 commerces ont eu leurs vitrines vandalisées rien que sur Paris.

Pour ce qui est de cet acte XIII dans la capitale : « La quasi-totalité des distributeurs de billets de banque du parcours de la manifestation d’hier ont été détruits, mais aussi du mobilier urbain et des voitures, souvent de luxe : c’est très classique del’ultra gauche »

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Loos (Nord), France : Contre le projet de nouvelle prison

Appel à résistance contre la prison et son monde

Non à l’ouverture d’un établissement pénitentiaire à Loos –

La Ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé courant 2018 la création d’un Plan Prison. L’objectif : construire de nouveaux centres pénitentiaires pour contrer le manque de place dans les taules françaises, et par conséquent enfermer toujours plus de monde dans ces espaces de privation de liberté. Ce sont 15 000 nouvelles places qui doivent voir le jour au total, dont 7 000 d’ici 2022. Le précédent Ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, avait lui aussi développé, en 2017, un programme de construction prévoyant 24 nouvelles prisons et 10 000 places supplémentaires.

Enfermer toujours et encore, voilà la seule réponse à la misère sociale que sont capables d’offrir ceux qui nous dirigent. Tout le monde le sait, les conditions de vie dans les taules sont exécrables : les suicides y sont nombreux, l’insalubrité permanente, les exactions des matons fréquentes. Et à cela s’ajoute la privation de liberté, l’attente, les souffrances physiques et psychologiques. La prison ne règle en rien les problèmes sociaux : elle les aggrave. Pourtant, la voie répressive et sans cesse privilégiée, et ce sont donc de nouvelles prisons qui vont être construites prochainement, avec toutes les technologies nouvelles qui permettront un contrôle et un asservissement encore plus terrible des prisonnier.e.s.
Au-delà des conditions déplorables, c’est le principe même de l’enfermement qu’il faut combattre. La prison n’existe que pour imposer la norme sociale à tous et toutes, elle vise uniquement à protéger les intérêts particuliers de certains, de ceux qui sont à la tête du système politique et économique et qui cherchent, par la voie répressive, à empêcher toute forme de subversion de se développer. Alors, gouvernements après gouvernements, on décide de bâtir toujours plus de prisons.

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Saint-Ébremond-de-Bonfossé (Manche), France : Ni Marine ni Macron nid d’étrons !

Samedi 9 février 2019, Marine Le Pen s’est rendue dans la petite ville de Saint-Ébremond-de-Bonfossé, dans la Manche. Elle y tenait un meeting dans la salle des fêtes communale avec son parti, Le Rassemblement National. Et comme souvent, les orgas et partis de gôche organisaient leur sempiternelle contre-manif inoffensive de 200 personnes le jour J, devant des rangées de gendarmes armés jusqu’aux dents.

Mais en fin de compte, cette opposition antifasciste n’en est pas restée au folklore gauchiste habituel. Durant la nuit de vendredi à samedi, un ou des anonymes sont passés sur les lieux, recouvrant de tags les murs de la salle municipale grâcieusement prêtée au parti d’extrême-droite en campagne. 

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