« Gilets jaunes » : Les brèves de juillet [Mise-à-jour, 20.07.2019]

Montpellier (Hérault), 20 juillet : Le samedi après-midi, c’est toujours free party !

Les manifs du samedi ont peu à peu perdu de leurs intérêts ces dernières semaines. La faute certainement  à la répression policière et judiciaire, à la lassitude de faire les mêmes parcours de semaine en semaine, qui plus est attendus par les flics, ou encore à la chaleur écrasante, etc. Donc un peu partout, et notamment dans des villes où le désordre a été au rendez-vous comme à Rennes, Nantes, Bordeaux, Paris, Dijon, plus rien ne se passe… Partout, sauf à Montpellier, ville du sud où ça résiste encore aux éborgneurs en uniformes et ça attaque les vitrines de la domination (banques, mobiliers urbains et institutions étatiques…) .

Près de 700 personnes ont manifesté samedi 20 juillet dans le centre-ville de Montpellier. La presse locale a dénombré entre 50 (selon France3) et 200 blackblocs (e-metropolitain) présents derrière une banderole renforcé affirmant « ça va péter! ». Une arrestation en flagrant délit et deux policiers blessés selon la préfecture.

Extraits du Metropolitain, 21.07.2019:
« Sur la place de la Comédie, les vitrines de la Banque populaire du Midi [déjà maintes fois prises pour cible lors des émeutes précédentes] ont été une nouvelle fois brisées et/ou étoilées.
Les manifestants et les black blocs ont gagné ensuite le quartier d’Antigone : des abribus et une baie vitrée d’une station de tramway de la Tam 3M ont vandalisés, ainsi que l’agence de La Poste et le bâtiment qui abrite la métropole de Montpellier.

Des containers et des poubelles moyennes ont été incendiées.
La Ville de Montpellier et la TaM 3M vont déposer une nouvelle plainte contre X auprès du commissariat de police, par ces dégradations qui s’ajoutent sur la facture déjà salée des saccages volontaires depuis le 17 novembre dernier. Le montant total depuis ces huit mois de casse est en cours de chiffrage.
Un black bloc a été interpellé par les policiers de la Sécurité publique hier après, à Antigone en flagrant délit de destruction de mobilier urbain. Il est en garde à vue. »


Lyon (Rhône), 19 juillet 2019 : un anarchiste condamné à 2 ans de prison dont huit mois fermes pour l’attaque d’un fourgon de police

« Ce vendredi 19 juillet, le tribunal de Lyon a rendu sa décision suite au procès de l’homme qui a caillassé un fourgon de police en février 2019 pendant une manifestation des « gilets jaunes ». Il a été condamné ce vendredi 19 juillet à 2 ans de prison dont huit mois fermes. Une enquête avait été ouverte et confiée à la Sûreté Départementale.par le parquet de Lyon pour violences avec arme et en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique. 
Le rappel des faits : le 16 février lors de la 14e manifestation des « gilets jaunes », un camion de police avait été violemment pris à partie par des manifestants. Alors qu’il était bloqué au milieu de la circulation en plein centre de Lyon, une pluie de pavés s’était abattue sur le pare-brise et les vitres.
La camionnette avait été prise pour cible par plusieurs groupes de casseurs qui avaient lancé un grand nombre de pavés et de projectiles. Depuis l’intérieur du véhicule, les policiers filmaientt la scène, en activant leur sirène pour se frayer un passage, tout en appelant des renforts.
La scène, filmée de l’intérieur du véhicule par un policier avait été largement relayée sur les réseaux sociaux. Les policiers eux-mêmes l’avait diffusée sur les réseaux sociaux par le syndicat Alternative Police.
Le suspect, « défavorablement connu des services de police et ne cachant pas son appartenance à la mouvance anarchiste », avait été placé en garde à vue et mis en examen. « Il était parvenu à monter sur le capot du véhicule et à donner des coups de pied », selon les enquêteurs, « après avoir jeté des pierres sur les forces de l’ordre ». (Source: France 3 Rhône-Alpes, 20.07.2019)


Linthal (Haut-Rhin), 10 juillet : Feu le camion du Tour de France

Le 10 juillet dernier, un camion du Tour de France contenant du matériel électrique et informatique a été incendié, juste avant la 6e étape partant de Mulhouse.

A proximité, quelques tags faisaient référence aux « gilets jaunes » et d’autres ciblaient la police et le capitalisme.


Trappes (Yvelines), 8 juillet : Feue la locomotive du train de marchandise

Analyses ADN, traçage des téléphones et interrogatoires… Grâce aux éléments apportés par la police scientifique, les enquêteurs du commissariat de Trappes ont pu mettre la main le 3 juillet sur deux individus soupçonnés d’avoir incendié une locomotive dans la gare de triage de Trappes en novembre 2018. Le sinistre avait eu lieu dans la nuit du 9 au 10 novembre. Une locomotive avait été détruite par un incendie, pour des dégats estimés a 1,2 M€ !

Lors de la collecte d’éléments sur place, les policiers trouvent une veste abandonnée à proximité. Des analyses ADN leur donnent l’identité d’un homme de 20 ans qui habite à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Son identité en poche, ils découvrent alors que son téléphone a « borné » dans le secteur de l’incendie le soir du sinistre.

Il n’en faut pas plus pour qu’il soit interpellé le 3 juillet à l’aube à son domicile. Lors de son interpellation, les policiers découvrent « un gilet jaune avec des mentions anarchistes, un masque de ski, un masque de protection contre les gaz, une bouteille d’essence et une barre en métal », précise une source proche de l’enquête. « Cela met en avant son intérêt pour les groupes anarchistes ainsi qu’une probable participation à des manifestations violentes », continue cette même source.

L’homme est placé immédiatement en garde à vue et avoue qu’il est entré sur le site « pour voler des fumigènes » mais nie avoir mis le feu à la locomotive. Quelques heures plus tard, un complice, âgé de 34 ans, est arrêté à Trappes. Lui aussi avoue être entré dans la gare de triage mais nie tout autant être l’auteur de l’incendie.

[Extrait du Parisien, 08.07.2019]

Forbach/Sarreguemines (Lorraine), 11 juillet : Feux et tirs contre les centres des impôts

Les centres des impôts de Moselle-Est sont à nouveau la cible de dégradations. Il y a eu deux tentatives d’incendie à Forbach, dans la nuit de la fête de la musique, le 21 juin, et la semaine dernière dans la nuit de jeudi à vendredi, le 4 juillet. Ce week-end, dans la nuit de samedi à dimanche, c’est le centre de Sarreguemines qui a été la cible de tirs de carabine à plombs. À cela s’ajoute l’incendie criminel du centre des impôts de Saint Avold le 14 décembre dernier, pour lequel une enquête est toujours en cours.

Cet acharnement contre les centres des impôts « inquiète » Laurent Zommer, délégué syndical chez Solidaires finances publiques. Le directeur des finances publiques de Moselle ne s’explique pas non plus cet acharnement dans l’Est du département.

Les vitres criblées de balles au centre des impôts de Sarreguemines

A Forbach

[Extrait de France Bleu, 11.07.2019]

Marcillac (Tarn-et-Garonne), 11 juillet : Les tags qui font mal

«GJ Poum Poum Tralala, Gilet jaune vaincra», «Lapider les keufs, péter les banques, brûler les cravates et buter les patrons»… Tout un florilège d’inscriptions de ce style, incitant à l’insurrection et outrageant à l’égard des forces de l’ordre, a été tagué sur les murs de la salle des fêtes de Marcillac et sur le portail du hangar d’un riverain dans la nuit du 20 au 21 avril. Le préjudice est estimé à 13 000 euros.

Dès le lendemain matin, les gendarmes de Marcillac avaient procédé aux constatations d’usage et à des opérations de police scientifique. Un minutieux travail d’investigations et de recoupements vient de permettre d’identifier une personne et de la confondre. Il s’agit d’un trentenaire originaire du Tarn-et-Garonne qui devra répondre de ses actes au tribunal de Rodez avec les chefs d’inculpation suivants : provocation au crime et au délit par écrit, outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, dégradations de biens d’utilité publique et de biens privé.

[Extrait de La Dépêche, 11.07.2019]

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