A Montpellier, Rouen, Lille… C’est la rentrée des casses – 7 septembre 2019

Un peu partout, c’était la rentrée des gilets jaunes ce samedi 7 septembre, avec un appel à venir en parapluie et équipé d’un casque, en solidarité avec la révolte à Hong-Kong qui dure depuis de nombreuses semaines. Dans certaines villes, quelques groupes ont fait un bon usage du casque et du parapluie…

A Montpellier, entre 2000 et 3000 personnes se sont retrouvées en début d’après-midi place de la Comédie, répondant à un appel national des Gilets jaunes à converger dans la capitale héraultaise. Parmi la foule, 500 personnes ont formé un Black bloc, qui a tout de suite pris la tête de la manif. Le cortège a décidé de prendre la direction de la gare Saint-Roch, bloquée par de nombreux fourgons de CRS. Les premiers affrontements éclatent immédiatement, jets de canettes répondant aux lancers de lacrymo.

S’en sont suivies des tentatives d’éviter l’affrontement frontal avec les robocops en surnombre, préférant cibler les banques, la propriété des riches et les boutiques, comme celle de SFR qui perdra ses vitres. Une agence de la Banque Populaire se fait défoncer ses vitres par quelques parapluies mobiles sous l’acclamation de la foule.

Les commerces du boulevard Maréchal-Foch prennent cher, avec de nombreuses vitrines attaquées (assurances, boutiques télécoms…), des distributeur de billets fracassés et des poubelles en feu. Une voiture de la police municipale est même incendiée au bas de la rue Saint-Guilhem aux alentours de 15 h 30.

De nouveaux affrontements auront lieu à proximité de la préfecture, ainsi que sur la place de la Comédie, où les forces de l’ordre feront usage des canons à eau.

Vers 17h, la préfecture faisait état de sept interpellations, notamment pour des jets de projectiles – pavés et engins pyrotechniques. (Source: Midi Libre, 07 et 08.09.2019)


A Rouen, plus de 500 personnes se sont rassemblées à l’appel des Gilets jaunes de l’Ouest, alors que la préfecture avait décrété l’interdiction de manifester dans tout le centre-ville, ce qui a conduit à 111 verbalisations sur la journée, pour participation à une manifestation interdite dans un périmètre interdit. Les amendes s’élèvent de 135 à 700 euros.

« Une petite dizaine de personnes cagoulées a brisé la vitrine de l’Union nationale des propriétaires immobiliers de Seine Maritime (à côté de la rue de la République, quai Corneille) avec des barrières de sécurité. La vitrine est tombée et le local s’est retrouvé complètement ouvert.

Plusieurs autres vitrines de ce monde d’exploitation et d’oppression ont été détruites, comme celles de deux agences d’intérim, d’une agence immobilière et d’une banque. Le tribunal a lui aussi été attaqué et perdu quelques vitres.

Selon la préfecture de la Seine-Maritime, 26 personnes ont été interpellées pour « port d’armes, violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, participation à des attroupements et violences. » Un autre bilan à 18h15 faisait état de 18 interpellations pour les mêmes accusations. Une dizaine de poubelles qui ont servi de barricades ont été incendiées. Des jets de projectiles et cocktails Molotov ont également été observés. (Souce : Paris-Normandie, 07,.07.2019)


A Lille, près de 700 personnes ont défilé, entre le centre-ville et le quartier de Wazemmes, selon les chiffres de la préfecture. Des représentants des « gilets jaunes » en ont compté 1500, selon France Bleu Nord. « Quelques vitrines ont été brisées (notamment celles d’une banque de la place Cormontaigne) et des poubelles incendiées sur le boulevard Montebello. Deux manifestants ont été interpellés. »

Samedi 31 août, en pleine Braderie de Lille, le stand de La république en marche a été la cible d’“insultes et de violences” : un militant LREM aurait été blessé. Aux alentours de 18H00, Violette Spillebout, candidate LREM aux municipales de Lille, et Stanislas Guerini, délégué général du mouvement, se sont rendus sur le stand avec une délégation peu après l’inauguration du QG de campagne de la candidate. “Une quinzaine de personnes, alcoolisées et agressives ont jeté des projectiles et de la bière sur le stand”, a indiqué à l’AFP l’équipe de la candidate. “Nous avons appelé la police et nous ne sommes pas restés sur place”, a-t-elle ajouté. Selon la même source, il semble que ces violences “visaient le mouvement dans son ensemble plus que la candidate car le groupe avait déjà commencé à chahuter le stand dès le matin aux cris de ‘Macron démission’”. (Source : Huffington Post, 31.08.2019)

 

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