Santiago, Chili : Quatre compagnon.e.s incarcéré.e.s à la suite d’une action en mémoire de Matias Catrileo à Villa Francia

Santiago, Chili : Quatre compagnon.ne.s arrêté.e.s pour port d’armes lors de la journée en mémoire de Matias Catrileo à Villa Francia

Durant l’après-midi du 3 janvier 2018, une nouvelle activité politico-culturelle a eu lieu parmi la population de Villa Francia [1] pour commémorer la mort du paysan mapuche Matías Catrileo [2], assassiné aux mains des bâtards de la police.

Durant l’activité, des encagoulés anonymes ont réalisé une action de propagande armée et ont ensuite quitté le secteur.

C’est précisément à ce moment-là que des flics en civil, se trouvant à proximité de l’activité et au milieu des gens, auraient interpellé Fernando Droguett, Tomas Montenegro et Maitu Garay, accusés de port de fusils de chasse de fortune, d’un pistolet muni à blanc, de munitions et d’un gilet pare-balles. La police a également perquisitionné le domicile de Gonzalo Toros Fernández et l’a arrêté, l’accusant d’être lié à cette action de propagande armée. Gonzalo est un camarade âgé de 62 ans, ex-membre du MIR [3], et selon les rapports de la presse, la police auraient trouvé chez lui du salpêtre, du potassium, du charbon, du soufre, des circuits électriques avec des montres et des portables.

Selon la presse, l’opération chez le camarade Gonzalo aurait été diligenté par le bureau du Procureur du Sud, en charge des attaques à l’explosif.

Le 4 janvier, tous les compagnons ont passé un contrôle de détention officialisé par la loi sur le contrôle des armes. Bien que le tribunal ait ordonné l’assignation à domicile pour les compagnon.ne.s accusé.e.s, le ministère public a immédiatement décidé de faire appel afin de les incarcéré.e.s (à Santiago 1 et la prison pour femmes de San Miguel) jusqu’à ce que la Cour d’appel décide si tou.te.s restent en détention préventive ou en assignation à résidence.

Jeudi 6 janvier, la cour d’appel statuera sur leur sort, à savoir si tou.te.s restaient en détention provisoire ou étaient placé.e.s en assignation à résidence.

Mise-à-jour : la cour d’appel a ordonné le placement en détention préventive de Fernando Droguett, Tomas Montenegro, Gonzalo Toros Fernández et Carla Maitu Garay pour une durée de 120 jours (durée fixée pour l’enquête)

Carla Maitu Garay a été incarcérée à la prison de San Miguel, tandis que Fernando Droguett, Tomas Montenegro et Gonzalo Toros Fernández ont été incarcérés à la prison de Santiago 1.

A bas la loi sur le contrôle des armes !

Solidarité avec les compagnon.ne.s anarchistes et révolutionnaires de toutes générations en prison !

[Traduit de l’espagnol de Publicacion Refractario]

NdT :

[1] Quartier de Santiago

[2] Combattant mapuche assassiné par les forces armées d’État le 3 janvier 2008. Une marche en sa mémoire en 2013 s’était terminée en émeute. Par ailleurs, il y a eu cette même année de nombreuses attaques incendiaires en mémoire de Matias.

[3] Abréviations de Movimiento de Izquierda Revolucionaria (Mouvement de la Gauche Révolutionnaire) : Groupe de lutte armée communiste (tendance marxiste-léniniste) fondé le12 octobre 1965. En 1970, il apporte son soutien au parti de Salvadore Alliende, En août 1973, il forme avec les Tupamaros uruguayens et l’ERP argentin la Junte de coordination révolutionnaire (JCR) peu avant le coup d’Etat fasciste.

This entry was posted in Actions directes, Répression, solidarité and tagged , , . Bookmark the permalink.