Toulouse et banlieue parisienne: Blocus de lycées et affrontements – 25 et 26 novembre 2019

Tôt ce lundi 25 novembre à Toulouse, près de 150 jeunes du lycée Raymond-Naves et du quartier Croix-Daurade ont bloqué leur bahut en entassant palettes et poubelles devant l’entrée, avant de les incendier. Des CRS et des flics de la BAC qui escortaient les pompiers se sont pris plusieurs jets de projectiles. Au total, sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. En milieu de journée, des poubelles ont de nouveau été brûlées au milieu de la chaussée.

Selon ladepeche.fr, « les élèves entendaient commencer le mouvement social que s’apprête à vivre la France à partir du 5 décembre, date à laquelle la grande manifestation nationale contre la réforme des retraites du gouvernement doit avoir lieu ».

Tag sur le lycée de Jolimont à Toulouse

Ce mardi 26 novembre à Toulouse, alors que le blocus du lycée Raymond-Naves est reconduit pour le deuxième jour consécutif, c’est autour des jeunes du lycée Stéphane Hessel de faire l’école buissonnière. Plus d’une centaine d’entre elles/eux ont pris part au blocus, en solidarité avec les interpellé.e.s du lycée Raymond-Naves la veille. Les cours n’ont pas pu avoir lieu. Une affiche placardée devant le lycée dit « Macron, rend le pognon ».
Quelques mots d’un lycéen anonyme : « Aujourd’hui, si on fait un blocus devant le lycée Stéphane-Hessel, c’est d’abord pour les manifestations du 5 décembre. On veut donner un avertissement au gouvernement et lui dire qu’on sera là. Dire que cette réforme des retraites ne peut pas continuer. Entre ça et Parcoursup, plus rien n’est possible. C’est aussi en soutien à nos camarades du lycée Raymond-Naves et aussi pour cette élève qui s’est immolée par le feu [dans un lycée de Seine-Saint-Denis ce lundi 25 novembre] […] »

Devant le lycée Stephane Hessel

En région parisienne, des affrontements ont eu lieu entre des jeunes et les forces de l’ordre à proximité des lycées de Montataire, Nogent-sur-Oise et Creil (Oise). « Tout a commencé vers 7h30, autour du lycée André-Malraux, à Montataire. Un véhicule a été incendié, un arrêt de bus vandalisé et la Police nationale victime d’un caillassage. Le mouvement s’est ensuite déporté vers le lycée Marie-Curie, à Nogent-sur-Oise, où la police municipale a été accueillie par une cinquantaine de personnes et prise pour cible. » S’en est suivi un jeu du chat et de la souris, dans les rues de Creil, entre jeunes et policiers. Au lycée Jules-Uhry, une poubelle a été incendiée avant que les choses ne se calment en fin de matinée, après un calme face-à-face devant la gare. […] Pour autant, les cours n’auraient pas été perturbés. […] La police creilloise est intervenue en nombre, recevant des soutiens de Beauvais ou Compiègne. Soit un effectif total d’une quarantaine d’agents. Des préparations de cocktails Molotov ont notamment été retrouvées. » (leparisien)

A Massy (Essonne), des centaines de jeunes ont également bloqué le lycée Vilgenis en ce début de semaine. Les flics ont reçu des projectiles et des poubelles ont été cramées. Lundi, six personnes ont été interpellées (la plupart mineures) et placées en garde à vue. Ce mardi 26, les flics ont déboulé en masse en attaquant les lycéen.ne.s à coups de LBD et les asphyxiant de gaz lacrymogènes. Il y a eu entre trois et cinq interpellations. (source : « Lycées d’Essonne contre MACRON »).

« Certaines filles pleuraient parce qu’elles avaient été enfumées », explique un lycéen. « Un de mes potes a vu passer une balle de LBD juste au-dessus de sa tête », ajoute son ami. (leparisien, 27.11.2019)

barricade en feu devant le lycée Raymond-Naves

 

[Repris de leur presse]

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