Bordeaux : L’émeute laisse quelques dégâts dans le nouveau quartier de la gare, malgré la répression – 8 février 2020

Ce samedi 8 février 2020, plus d’un millier de personnes ont participé à une manifestation non déclarée de Gilets jaunes, avec la présence « d’un certain nombre d’éléments à risque », selon la préfecture de Gironde. Des vitrines du capital ont été cassés (dont une grande partie dans le nouveau quartier de la gare) et des poubelles incendiées au passage de manifestant.e.s.

Parmi les familles des vitrines: des banques, un restaurant destiné aux bourgeois, une agence BNP immobilier, de nombreux panneaux publicitaires…

Les rares articles de journaflics sur cette journée parlent (comme d’hab) de victoire concernant le gros déploiement policier qui auraient empêché les manifestant.e.s de perturber la grande braderie. La réalité est toute autre, puisque le cortège est parvenu à atteindre la place Saint-Projet et ainsi à paralyser les rues commerçantes de la braderie.

De plus, le tout nouveau quartier de la gare, qui comme das la plupart des grandes villes et métropoles sont des zones gentrifiées/en voie de gentrification et de développement économique (tertiaire), a particulièrement été ciblé ce samedi.

Selon la préfecture, 9 flics ont été blessés.
Au total, 30 personnes ont été interpellées, dont 29 ont été placées en garde à vue pour divers chefs d’inculpation: « jets de projectiles, dégradations de biens publics et incendies de containers, participation à des regroupements en vue de commettre des violences, port de matériel offensif et dissimulation du visage »

Par ailleurs, on apprend par l’AFP que le matin même de cette grande manif des gilets jaunes, « trois activistes présumés appartenant à la mouvance black bloc » ont été interpellés à Bordeaux par les gendarmes.
Alors que dans un premier temps (dans la soirée de lundi 10 février) les journaflics affirmaient que les enquêteurs avaient « saisi plusieurs engins incendiaires de type cocktail Molotov » au moment de leur interpellation, on apprend 24h plus tard qu’il s’agirait de « matériel pyrotechnique ».

« Suivis par les gendarmes de la section de recherche de Dijon dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des violences commises lors de la crise des Gilets jaunes, les trois militants de l’ultra-gauche ont été mis en examen sous contrôle judiciaire, ce lundi 10 février, par un juge de Nevers. Originaires de la région bordelaise, ces trois militants sont décrits comme « très mobiles » par un proche du dossier. Tous sont aussi suspectés d’avoir commis des « exactions » en Bourgogne, plus précisément dans la Nièvre.

Agence BNP Paribas Immobilier attaquée

Siège de banque attaqué à coups de marteau

Bords de terrasse de restaurant abattus et brisées

idem

idem

[Reformulé de divers articles de presse et images de réseaux sociaux]

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