Etat nucléaire = Etat policier [Revendication de l’attaque de la prison de Nancy-Maxéville]

La veille de la manifestation contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires CIGEO, le « Vent de Bure » à Nancy, nous avons (symboliquement) attaqué la prison de Maxéville, afin de saluer nos prisonnièr.e.s et camarades victimes de la répression, et pour poser un signal fort en faveur d’une société sans prisons.

Nous avons marqué les murs de peinture, cassé plusieurs vitres des bâtiments administratifs, tiré des feux de bengale et fumigènes dans la cour de la prison et salué les prisonniers avec des feux d’artifices aux alentours de la prison. L’action a été sécurisée par des obstacles et des barricades enflammées.

Un Etat nucléaire signifie toujours un Etat policier. La mise en œuvre de cette « technologie patriarcale » implique forcément la centralisation et l’accumulation de pouvoir – elle est tout simplement impensable sans l’appareil répressif le protégeant.

La répression étatique par rapport à la résistance croissante autour de Bure est massive: des personnes se font contrôler, sont observé.e.s, reçoivent des interdictions de territoire et de rentrer en contact les unes avec les autres, sont arrêté.e.s et enfermé.e.s.

Un mouvement se doit de s’occuper de ses prisonnièr.e.s! Tandis que samedi, des milliers de personnes ont pris la rue contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires, nous voulons rappeler, que déjà à ce jour, certain.e.s payent le prix fort pour cette lutte.

Amour et force à tou.te.s les prisonnièr.e.s!
Fire to all prisons!
Stop CIGEO!

Groupe autonome

PS: Avec notre action nous envoyons également des signaux de fumée vers Hambourg, à notre camarade Loïc et aux « trois du banc du parc« .

[Publié sur indymedia nantes (texte en anglais et en allemand), 30.09.2019]

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