Paris, France : Les goélands mènent la chasse aux drones des flics

« Selon des sources concordantes, plusieurs drones de la préfecture de police de Paris ont essuyé ces derniers mois la colère de ces oiseaux au bec jaune, des goélands de grande envergure. Environ une dizaine d’incidents aurait été recensée par la DOSTL, dont l’un encore le week-end dernier, lors de l’acte 32 des Gilets jaunes. Ce samedi-là, des oiseaux marins auraient été aperçus à proximité du drone de la PP qui survolait la manifestation. Une simple tentative d’intimidation… Le télépilote aurait fait atterrir son appareil pour éviter tout risque de collision. Depuis plusieurs mois des conseils de vigilance ont été transmis aux opérateurs chargés de guider à vue ces engins volants.

(…) Néanmoins la PP n’apprécie que très modérément l’esprit grégaire de ces oiseaux qui, faute de falaises et d’embruns marins, nichent à proximité de la Seine, sur les terrasses en graviers et les toits d’immeubles. Les goélands ne seraient d’ailleurs pas la seule espèce à s’attaquer aux appareils de la PP. Récemment un drone aurait été victime d’une « horde d’oiseaux non identifiés », selon l’expression d’un fonctionnaire de la PP alerté sur l’incident. Peut-être des corneilles…

Des drones utilisés par la BRI

Difficile de connaître les missions au cours desquelles les drones ont été contrariés. Les engins volant de la PP évoluent dans un certain brouillard législatif. Ils sont utilisés pour des fonctions de surveillance lors de
manifestation de voie publique ou d’opération de maintien de l’ordre. Mais ils servent aussi à la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) lors d’opération avec prise d’otage avant de donner l’assaut.

[Repris du parisien.fr, 25.06.2019]

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