Santiago, Chili : Quelques mots du compagnon Juan Flores Riquelme incarcéré

« Je marche vers mon but, je suis ma route ; je sauterai par-dessus les hésitants et les retardataires. Ainsi ma marche sera le déclin ! »
Friedrich Nietzsche

Silencieux/euses, pacifiques, sensé.e.s et conformistes : on nous veut comme ça !!! Spectateurs/ices de leur violence et de la misère, on nous endoctrine par le biais des moyens de “communication”, on voudrait nous transformer en une masse décérébrée et sans idées. Le capitalisme est une peste qui infecte tout sur sa route, indépendamment du lieu d’incubation, on peut s’apercevoir à coup sûr de sa violence, son bras armé réprime et assassine ouvertement et les citoyen.ne.s s’indignent et plus ils/elles s’indignent, plus ils/elles se sentent innocents…

Quelques petits feux d’insurrection AFFRONTENT de manière asymétrique la violence capitaliste, mais les citoyen.ne.s s’indignent et plus ils/elles s’indignent, plus ils/elles se sentent intègre.e.s, tout en votant pour ceux qui leur offrent la nommée “paix sociale”… Je me demande, si nous ne sommes pas capables d’organiser notre rage, comment oserons-nous dire à ceux/celles que nous aimons que nous luttons pour leurs idées ?

Je ne vivrai pas comment me l’ordonne la loi, j’avancerai le long de ce chemin que d’autres réfractaires ont déjà parcouru… celui de l’action ! Ensemble avec ceux/celles qui sont mes affins, avec ceux/celles que j’aime, avec ceux/celles qui restent fermes et constant.e.s dans la lutte contre l’idéologie dominante, parce que je ne vivrai pas dans la pénombre de la résignation et de l’indifférence, mais je goûterai à l’intensité d’une vie pleinement vécue… une vie authentique et libre, une vie sans entraves, je défendrai audacieusement la possibilité de m’épanouir sans obéir.

Je considère comme quelque chose d’essentiel que chaque individu qui n’est pas encore asservi par le pouvoir manifeste sa rage en avançant sur le chemin de l’action, qu’ils/elles se rassemblent, réalisant avec leurs pair.e.s une intensification du conflit, une intensification de l’action ! Pour réagir de manière autonome sans attendre les conditions, les étapes, ni les processus.

Donnons vie à quelque chose, quelque chose de fort, qui enflamme et détruise tout ce qui est au service du pouvoir et de sa bourgeoisie… quelque chose qui porte la vengeance et bouleverse le visage de la domination avec toute notre rage, donnant de la continuité, que le grondement du chaos détruise les tympans de tout puissant… brisons leur lois et mettons un terme à des siècles de silence !

Attaquons et détruisons les responsables de la répression et de l’exploitation !
Attaquons et détruisons leurs prisons, leurs commissariats et tribunaux !

Ne perdons pas de temps dans des discussions sur le comment et le quand il faut agir, chaque moment est propice, nous sommes ennemi.e.s des règles et allumons avec les flammes de la haine les détestables rues bourgeoises… que nos actions parviennent à déstabiliser leur « paix sociale », leur tranquillité, leur intérêts.

Mes salutations fraternelles aux prisonnier.e.s révolté.e.s dans le monde entier, je sais que derrière la situation de chacun.e bat un cœur assoiffé et indomptable.

Aux compagnon.ne.s de la Conspiration des Cellules de Feu et de Lutte Révolutionnaire, séquestré.e.s dans la prison de Korydallos en Grèce. À Marcelo Villarroel, Juan Aliste et Joaquín García, séquestrés dans diffèrentes sections de prisons de haute sécurité. À Alejandro Centoncio, captif dans la taule Ex-penitenciaria. À la compagnonne Tamara Sol, captive dans la prison de Valdivia.

Souvenir rebelle et irréductible pour tou.te.s ces frères et sœurs qui ont donné leurs vies dans cette guerre contre la domination : Mauricio Morales, Sebastián Oversluij, Zoe et Lambros Foundas…

Juan Alexis Flores Riquelme
Section de sécurité maximale
Prison de haute sécurité

[Traduit de Anarquia.info par Attaque]

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