Faire couler vos navires dans un océan de rage

En Théorie le soulèvement n’aura pas lieu.
 Le savoir c’est bien, les armes c’est mieux.

Ce texte sera écrit au je puisque je ne parlerais pour personne d’autre que moi. Ce texte porte une critique des politiques d’identités, des postures, des opinions et de l’intégration. Ce texte tente de proposer une autre position dans les débats stériles entre deux «partis» qui ont achevé de me filer la gerbe. pour me situer de façon floue je suis queer et métissée.

J’emmerde l’intégration. Me battre contre le patriarcat signifie me battre contre le monde qui le produit et donc les États, les frontières, les prisons, l’exploitation du vivant, les polices, la justice, les religions et particulièrement monothéistes (je ne hais pas nécessairement pour autant toute personne croyan.te), la technologie, le nucléaire et tant d’autres choses encore.
Il me semble nécessaire de me battre contre toute les dominations. Recréer des catégories à l’infini pour pouvoir se sentir mieux dans ce monde faites-le si vous avez besoin avec vos trois potes. Mais porter un discours public constamment sur ces questions sans prendre en considération le pink-washing actuellement à l’Oeuvre dans les États occidentaux, en Israël, dans certains pays arabes et partout dans le monde c’est se tirer une balle dans l’oeil. Si on passait moins de temps à se regarder le nombril et à attaquer sans médiation ce monde de merde, ainsi que les mascus et les agresseureuses qui reconnaissent pas leur merde ptet que ça changerait pas tant mais au moins on se sentirait fort.e.s. et on ferait peur à quelques un.e.s.

Tendre à la destruction des identités et du monde qui produit le besoin de s’y réfugier est selon moi la seule perspective constructive et « révolutionnaire ».

J’utilise le mot révolutionnaire comme une tension, je ne suis pas sûre de croire encore à la révolution. Mais je crois en la révolte.

Si j’utilise le terme métissée pour me définir c’est pour éviter le terme racisé (qui me semble gommer nos différences et créer une «unité») c’est pas pour autant que je cracherais sur tou.TE.s celleux qui utilisent « racisé » mais ça ne me parle pas. J’ai l’impression qu’on gomme certains racismes. Qu’on parle trop peu souvent par exemple du racisme que les polonais, les albanais ou les roumains se prennent dans la gueule en France. Ou de la colonisation des arabes sur les tribus amazigh (berbères et kabyles du Maghreb notamment) ou des Turcs sur les Balkans, les arméniens, les alevis. Quand j’utilise le mot queer et métissée au début de ce texte c’est aussi parce que je me sens obligée par des années de militantisme de merde à me situer. Si je le fais aujourd’hui peut-être que je ne le ferais jamais plus.

Au passage, j’ai une haine encore plus profonde pour les «anti-racialistes» parce qu’ils participent à la construction d’un parti à adopter (le leur ou l’autre) et aux renforcements du besoin d’identité. Moi aussi à des moments j’ai eu envie de me dire racisée où je l’ai fait. Pour balancer à ta gueule de blanc.he que parfois on vit pas les mêmes réalités. Et si tu me laisses de la place pour l’écoute j’aurai pas besoin d’étiquettes dans lesquelles m’enfermer.

Quant à toi compagnon.ne, ami.e, affine, avec qui j’aimerais peut-être partager des bouts de chemin et de vie. Toi qui rejettes l’apparition de nouveaux mots comme «racisé» sans tenter d’en comprendre le pourquoi mais a aussi rejeté à une époque des morceaux intéressants selon moi du féminisme. Toi Anarchiste qui parle aussi d’attaquer le patriarcat et prends en compte le racisme ambiant. Toi qui veux partir de la révolte individuelle et partager et de la libre association. Toi qui m’a apporté dans des discussions des idées que j’utilise aujourd’hui pour complexifier ma pensée. J’aimerais te demander de complexifier aussi la tienne. Tenter de te faire comprendre pourquoi, parfois, moi ou d’autres, nous avons besoin de te balancer nos différences à la gueule. Tenter de te faire comprendre pourquoi si je veux tendre à la destruction des identités, je veux comprendre la tentation de s’y réfugier. Sans cautionner cette tentation je veux tenter d’être bienveillant.e avec celles et ceux qui à force de coups de bâtons et d’universalisme ont pris une route inverse mais continuent de lutter contre les dominations et concentrent parfois plus d’énergie sur celles qu’ielles se prennent dans la gueule : le racisme et le patriarcat. Toi qui dis que l’identité c’est de la merde mais utilises constamment les mots «femmes» et «hommes» quand tu parles de lutte contre le patriarcat. Comme si ces mots n’étaient pas aussi des identités et des constructions sociales. Comme si anarchiste n’était pas aussi un raccourci et une étiquette.

J’ai envie de te partager ma rage et ma colère, de te la faire sentir, de faire des échos peut-être sans que tu projettes ton toi sur moi car chaque être humain.e est unique et que c’est ce qui te met en mouvement et en révolte, toi, individu.e que je veux tenter de comprendre et de rencontrer.

En ce moment j’ai la haine du masculinisme et du patriarcat. J’ai aussi la haine de certains féminismes. Qui ont mis dans le crâne des copains qu’il fallait être pro-féministe. Et c’est leur responsabilité individuelle de l’être ou de n’être que ça mais pas seulement. Pourquoi pas rejeter dès aujourd’hui la complicité masculine, ouvrir sa gueule quand on entend des phrases, des mots, des insultes sexistes ou qu’on voit des comportements de merde auxquels personne ne réagit et tenter de le faire autrement que comme un gros gars. Prendre position sans pour autant jouer les chevaliers c’est possible chers amis garçons. S’occuper de créer du conflit « côté homme » dans la prison du genre.

J’ai aussi la haine des féminismes qui appliquent des manuels de justice collective et condamnent tous les agresseurs de façon unanime sans prendre en compte la spécificité de chaque situation et la volonté parfois sincère de changement d’une personne qui agresse. Qui demande de prendre parti. Qui, si je tente de porter du conflit à une personne que je vois et côtoie pour lui dire qu’il a fait de la merde et que si ielle est prêt.e à s’en rendre compte je suis prête à en discuter, diront que je suis à mettre dans le mauvais sac parce que je traîne «avec un.e agresseur.e». Pourtant si toi personne cible (ou pas d’ailleurs) voulait lui casser la gueule peut-être que je ne le ferais pas avec toi mais je te comprendrais. A chacun.e sa manière de gérer ces situations, il n’y a pas de parti à prendre mais une multitude de positions. Certaines me parleront d’autres non. Puis qui n’a jamais dépassé les limites d’une personne? Je dis ça tout en voulant prendre en compte que grandir assignée meuf dans un monde patriarcal c’est très souvent s’en prendre plein la gueule, vivre potentiellement des viols et quasi-systématiquement des agressions. Et que c’est moins le cas quand on se construit en tant qu’homme.

Ces temps-ci je ne me sens pas super bien avec les hommes «cis-hétéro» et parfois «cis-bi». Dernièrement, j’ai l’impression d’avoir énormément discuté de patriarcat avec des copines et parfois des copains et notamment de vécu d’agressions et de mec qui déconne dans les relations. Y’a quelques semaines j’ai dormi avec un ami/amant et je me suis tapé ce truc purement banal d’être touchée en pleine nuit et de faire semblant de dormir et d’attendre que ça passe. J’ai envie de régler mes compte seule avec lui et je pensais que j’avais pas de grosse colère mais à force de causer de tout ça la colère monte un peu et je me rends compte que ça laisse tout de même des ptites traces dans ma psyché et dans mon corps notamment sur le pourquoi je galère à partager de la sexualité avec des hommes cis et donc à entretenir des histoires « physico-sentimentales » qui durent dans le temps avec eux. Et c’est ptet plus chaud dans mes projections mentales avec des copains PD que des copains bi qui découvrent et où je me sens plus à l’aise parce que je sens moins d’enjeu autour de la pénétration. Après c’est plus moi qui morfle dans ces relations quand c’est juste de la curiosité et que les gens prennent pas en compte mes potentielles attentes affectives derrière.
Je crois que les hormones ça me fait du sens là-dessus aussi, sur la diminution de ma propre libido. Ma transidentité c’est beaucoup un rejet total des codes de la masculinité. La seule certitude que j’ai c’est que je veux être une « traître » au genre qui m’a été assigné à la naissance et c’est pas théorique. C’est viscéral.

Revenir par où j’habite récemment avec un.e pote déviant.e aux normes de genre ça me fait me rendre compte à quel point les personnes moins opprimées par ces normes, même ami.e.s, compagnons et compagnonnes prennent rarement position face à la cishétéronorme. Se retrouver à déserter un cercle de danse folk parce que trop genré et de ramasser un.e ami.e en pleurs parce qu’elle aime danser mais qu’il peut pas supporter la réassignation permanente à son genre de naissance. Et voir les copains rester danser, pas très bien et le reste du monde se marrer. Le pire c’est que c’est juste banal et anodin. Me faire pacifier quand je m’énerve sur un bourré relou qui veut absolument me parler et continue après 5 « j’ai pas envie de te parler ». Je crois aussi que ça fait plusieurs jours que je me prends des retours de bâtons assez trash dans la gueule. Parce que je m’écrase pas.

Demander à un type qui m’a fait chier moi en me poussant et en me touchant sans mon consentement mais a fait la même voire pire avec plein d’autres copines, de se barrer d’un espace. Le voir faire sa victime pendant trois heures. Voir d’autres personnes venir me/nous causer parce qu’il les a fait chier aussi. Se faire mégenrer continuellement et se faire sortir un « trou du cul » à la fin. Sortir avec une bouteille en verre dans ma main. Le pousser et lui dire « maintenant tu dégages » une dizaine de fois et pas mettre un seul coup tout en me sentant forte et la possibilité de porter cette conflictualité-là. Et me prendre derrière quelque chose d’une personne cis hétéra en couple qui me fait sentir que je suis trop aggressive à son goût. Et qu’en plus je suis né homme je devrais pas prendre trop de place.
Merde. J’ai commencé à réagir aux hommes quand le mot queer m’est apparu comme une chouette possibilité de me définir et que je me suis dis que je voulais pas être pro-féministe mais anti-masculiniste.
Toute ma vie je me suis écrasée, devant mon père, devant mon grand frère, devant tous les mecs qui m’ont menacé physiquement avec plus ou moins l’envie de vraiment mettre des coups derrière, en fermant ma gueule quand j’entendais des ptites remarques de sales con pour ne pas participer mais j’ai fini par me rendre compte que mon silence était complice et que je pouvais parfois avoir la force de réagir.

Dernièrement j’ai fait la manche dans le métro en faisant du rap et j’ai traîné dans les rues d’une grande ville en me trimbalant mes bouts de transidentité bien visibles. Le rap et la manche ça me permettait de me sentir bien de faire mes trajets en sécurité. De capter les regards complices et sincères de celles et ceux qui prennent aussi ce monde dans la gueule. Des fois je me dis qu’on est bien plus qu’on ne le croit à avoir les yeux ouverts sur ce qui se passe mais qu’il y a tant de personnes seules et isol.é.es. Et je me suis rien pris de la rue à part des sales regards (même si ça m’est arrivé à d’autres moments de me faire agresser parce que je suis trans). Un gars qui zone et prend du crack vient me demander si je suis un garçon ou une fille. Je lui réponds que je suis pas et veux pas être un garçon mais que sinon je sais pas trop. Il me répond on s’en fout de toutes façons on est des humaines et écoute avec attention les textes de rap que je pose. Notre rencontre se finit par un merci déposé avec un regard sincère parce que les paroles touchent. Un jeune qu’a arrêté le lycée, croisé quelques heures dans un café « aux enfants », rebeuh qui vit en cité qui capte assez vite mon elle, se trompe souvent (mon refré euh ma roeus) mais se reprend et on finit par convenir de mon roeus comme surnom. Au passage j’emmerde le mépris de classe qui croit que les gens d’autres «cultures» sont pas aptes à comprendre ces choses-là. Ça dépendra juste des individus encore une fois.

Une personne «jeune» croisée dans le train qui me raconte une GAV parce qu’elle a écrasé sa clope sur la gueule d’un flic qui l’étranglait pendant une manif. Elle était mineure à ce moment. Lui parler d’aller un peu au conflit si on croise des contrôleurs, elle qui me répond en souriant « si tu veux j’ai deux opinels dans mon sac » et en la voyant certains pourraient préjuger d’une personne un peu hippie probablement.
Se rendre compte comme c’est simple de faire peur à des sales types en costard. Juste avec des mots. Les voir s’écraser devant ta colère.

Je cherche les yeux qui se reconnaissent
Ouverts et conscients de la laisse qui nous agresse
arrachons le collier pour devenir la lie
Anormales qui recherchent, à tâtons, la vie.

Ma folie aussi c’est ce monde qui la génère. Cette alternance entre la presque mort et la vie yeux grands ouverts. Ma presque mort c’est la carapace qui s’enclenche toute seule à force de coups de bâton. Et parfois l’interrupteur pour rallumer la lumière dans ce vide obscur est dur à trouver. Mais l’autre état et l’autre partie de moi finit toujours par revenir. Et je pourrais me coller le symptôme bipolaire. Mais c’est ce monde qui me rend folle! Et je suis bien contente de l’être pour la partie yeux ouvert et je tente de chercher un équilibre qui me permettra de maintenir cet état.
Je galère à écrire des textes pour des journaux anarchistes. Je galère à écrire de la théorie voire même à en lire. Souvent ça me parle pas, c’est pas sensible, je voudrais voir plus de je et moins de nous. Mon envie de révolte est viscérale et pas théorique.

J’ai jamais eu autant de proches qui sont passées par la taule et/ou qui se prennent la justice dans la gueule et/ou qui décident de partir. J’ai jamais eu autant la haine contre ce monde.

Parfois la tentation nihiliste est très présente. Foncer en avant vers ma propre destruction tout en attaquant ce qui m’oppresse. Tenter de situer la rage… en faire quelque chose, comme une tension vers la révolte, individuelle et en libre association. Puisqu’on y est je porte une critique contre le terme anarchisme de praxis. Ca me parle pas. Comme si les gens qui voulaient pas rentrer dans ce mot faisaient rien d’autre que penser. Puis ça vient mettre tout un enjeu autour de l’agir spectaculaire qui m’énerve un peu. Y’a des milliers de gestes qui peuvent nous faire du bien et attaquer tous les pouvoirs. Je porte la même chose contre d’autres anarchistes quand j’ai l’impression d’avoir le manuel de Bonanno en face de moi. On n’est pas des guerrières et des guerriers tous les jours. On morfle et si on arrive à se relever c’est aussi parce que y’en a d’autres qui nous tendent des béquilles.
Je me rends compte que les coups de filet répressifs un peu partout quelque part ça renforce des liens quand ils sont déjà suffisamment solides. Que certaines personnes sortent de taule avec plus de rage encore que quand elles étaient rentrées. Que quelque part tant qu’on sera pas mortes j’ai l’espoir qu’on continuera de se battre. A chacun.e ses manières en fonction du moment tant que ça attaque tous les pouvoirs et que ça vient pas s’opposer à la violence de celles et ceux qui se sentent de la porter. Et les moments où c’est pas possible et où faut de la place pour du soin dans nos vies seront nombreux. Et je sens aussi cette attention et cette tension au soin qui se développe entre compagnons et compagnonnes même si je peux pas m’empêcher d’avoir l’impression que là-dedans y a aussi des dynamiques assez genrées.

Même si ce monde de merde et celleux qui l’entretiennent réussissent à nous fragiliser parfois, s’il voulait nous détruire j’ai l’impression que c’est souvent raté.

Ne les laissons pas nous voler nos sourires.

J’ai trop souvent l’impression de voir deux blocs idéologiques s’affronter.

Je ne veux pas de vos postures mais je veux bien de vos positions si elles me parlent.

Je veux pouvoir préserver mon anonymat quand j’écris et pas avoir besoin de me situer toutes les deux secondes pour pas choquer.

J’ai plus à voir avec le braqueur/bandit social (et encore plus avec la braqueuse queer qu’on se le dise) qu’avec la plupart (voire l’intégralité) des lgbtiqa+ puisque toute ces cases viennent de petit.e.s bourgeois.e.s, bobo et de théoriciennes de l’intelligentsia. En disant ça j’oppose lgbtiqa+ aux queers et TPG dont je me sens parfois plus proche. Quand j’ai commencé à me dire trans j’aurais pu aller vers une communauté. Mais j’étais sûrement suffisamment bien entourée pour ne pas en avoir besoin.

Je me demande parfois ce qui cloche aujourd’hui dans le côté nombriliste de vos milieux dont j’ai fait partie mais que je déserte désormais. Tout le monde veut rester dans son confort, si peu mettent leur vie en jeu. Et si moi aussi je suis souvent renfermée en moi-même j’apporterai toujours mon soutien à celles et ceux qui attaquent tous les pouvoirs. Même s’il y a de la violence envers des individus, du moment que les individus attaqués sont aussi des vecteurs du pouvoir.

Les anarchistes des années du 19e et du 20e jusqu’à il y a peu avaient identifié les ennemis. Posaient des bombes, faisaient de l’agitation dans la rue, flinguaient des flics et des bourgeois, des rois, des politicien.ne.s. Les personnes qui luttaient pour se libérer du joug des colons attaquaient ces colons, pillaient et brûlaient leurs maisons et attaquaient parfois même leurs ennemis à l’intérieur de la révolution, futurs chefs, présidents dictateurs et nationalistes de tout poil. Et si le contexte n’est pas le même les ennemis sont toujours là et sont toujours les mêmes. Ils affichent juste un sourire de façade pour mieux nous écraser.

Mort à la démocratie, mort aux États, mort au patriarcat, mort à la justice, mort à la police, mort aux milieux, mort à l’unité, mort à l’intégration, mort aux gauchismes, mort aux stratèges, mort à la militance (ça ressemble trop à politicien.ne) et aux féminismes blanc et bourgeois, Mort à la norme, mort aux bourgeois.e.s, mort à l’Adulte, aux exploiteureuse de toutes sortes et à celles et ceux qui veulent imposer des religions par la force… Mort à ce monde…


Etre ou ne pas être telle est ma question

Dire merde à celleux qui croient savoir telle est ma réponse.

Si t’es juge (même administratif du côté des sans papiers), journaliste, prof, ou doctorant.e on n’est pas du même côté de la barricade. et ptêt qu’il y’en a plus que deux. Mais t’étonnes pas si tu finis par être identifiée comme une ennemi.e. Toi qui dis que la violence ne changera rien. Toi thésard/thésarde qui écris des textes sur nos vies et sur nos morts et les donne sans même t’en rendre compte parfois à l’État et aux flics lui permettant de mieux faire son travail. Toi qui écris des bouquins chez des éditeurs connus et te fais du fric sur nos luttes, sur nos vies et sur nos morts. Toi le stratège bourgeois héritier qui milite au CMDO, au comité invisible ou tournant autour de ces déchets. Toi qui ne prends pas position dans le combat pour la liberté. Ton silence est complice.

Crève l’universalisme. Crève les pouvoirs.

Créer des cases c’est choisir ses cages. Et c’est tous les barreaux que j’aspire à scier.

Dégagez de ma vie avec vos débats stériles et allez vous regarder le nombril ailleurs s’il vous plaît. Et s’il ne vous plaît pas peut-être qu’un jour quelques anarcho-queers vénères viendront vous attaquer verbalement ou physiquement. Et faudra pas s’étonner. J’ai déjà quelques cibles en tête, Ils se reconnaîtront peut-être.

L’opinion est désarmée.
L’idée est armée.

Pour que nos idées ne soit plus des mots lancés dans le vent mais un feu brûlant et tant mieux si tu trouves ça inquiétant.

Je rêve de voir ce monde en cendres pour qu’on puisse enfin y danser ensemble

Je veux des ami.e.s et des compagnon.ne.s pas une communauté.

Une anonyme, une singulière.
Avec rage et tendresse.

Un mail pour écrire, réagir, proposer de publier, critiquer, et pourquoi pas participer à une brochure avec des textes au je qui tournerait autour de ces thématiques : unoceanderage@riseup.net
Si possible envoyez une clé pgp publique! (ça me va aussi de communiquer sans).
Par ailleurs si le texte est réapproprié par des sites où il n’a pas été publié à l’origine j’aimerais qu’il soit publié dans son intégralité. Dans un souci de transparence.

Quelques textes qui ont nourri ma pensée à ces sujets pour certains il y’a plus ou moins longtemps et pas relus depuis.

Paranormal tabou : https://infokiosques.net/spip.php?article1198
Chroniques au bord de l’amer : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=1139
Queer ultraviolence (aussi à voler (ou acheter…) en librairie en format augmenté sous le titre : Vers la plus queer des insurrections aux éditions Libertalia) : https://infokiosques.net/spip.php?article1021
Dangerous space : https://www.infokiosques.net/spip.php?article1431
Nous sommes touTEs des agresseurEs, nous sommes touTEs des survivantEs : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=1176
Nihilisme du genre un anti-manifeste (attention celle ci à des côtés imbuvables j’ai du m’y reprendre à 3 fois et à plusieurs cerveaux et j’ai pas encore tout capter je pense) : https://breakdown.noblogs.org/post/2017/05/03/nihilisme-du-genre-un-anti-manifeste/
Contre le genre, contre la société : https://breakdown.noblogs.org/post/2017/05/03/contre-le-genre-contre-la-societe/
Consentement : un truc… de pédés? : https://infokiosques.net/spip.php?article1067

 


P.-S.
Mort à tout. Quelques mots depuis l’antimonde anarcho-queer.
Bisous
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