Athènes, Grèce : Sur l’attaque du poste de police de Pefki aux cocktails molotov

Dans la zone de Pefki, au nord d’Athènes, une dizaine d’individus cagoulés a montré ce que pouvait faire quelques individus, avec un peu d’essence bon marché et quelques bouteilles de bières vides. Les cocktails molotov ont été lancés sur le commissariat de police du quartier au cours d’une attaque qui a carbonisé la façade du bâtiment de la répression et cramé deux voitures de flics.

Dans les médias du pays, il y a eu un déferlement d’hystérie et de panique sur le fait les attaques anarchistes contre les postes de police sont devenus quasi-quotidiennes en Grèce et que de l’huile de moteur a été ajoutée au mélange pour que le feu se répande plus facilement.

Le chef d’extrême-droite Mitsotakis, après s’être rendu au commissariat incendié, a déversé sa diatribe habituelle de propagande, allant même jusqu’à vomir « qu’il ne peut y avoir de liberté sans sécurité et [qu’il] est personnellement déterminé à restaurer la loi l’ordre dans le pays ». Mitsotakis est connu pour détester les anarchistes en raison du meutre d’une de ses relations de la part d’un groupe armé par le passé. On le voit régulièrement faire des déclarations de propagande contre la zone qu’il appelle « Exarcheistan » (teinté de racisme) [1], promettant de nettoyer la zone et d’éliminer la « menace anarchiste ».

Brûlons les flics et sortons tous les politiciens de leurs trous !

[Traduit de l’anglais de Fire on the Horizon, 27.10.2017]

Note:

[1] Exarchia est un quartier du centre d’Athènes, situé tout près de l’écol Polytechnique, qui a une longue histoire de luttes anarchistes. Les flics anti-émeute sont régulièrement attaqués dans cette zone, qui est l’épicentre des émeutes lorsqu’elles éclatent.

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